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mercredi, janvier 27, 2021
EnvironnementPolitique

SUD-KIVU : Théo Ngwabidje, un démagogue à la tête de la province

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Le gouverneur du Sud-Kivu, Theo Kasi,  a toujours affirmé que le peuple n’a plus besoin des discours.  Depuis son élection à la tête de la province, il s’affiche comme l’homme du changement. Pour ses administrés, c’est un démagogue.

« Visite des chantiers de la voirie urbaine. Nous avions promis dans notre discours programme de placer un accent particulier sur le pilier infrastructures. Il suffit de faire un tour dans la ville, vous remarquerez que “notre” Bukavu est en construction. Le peuple n’a plus besoin de discours », propres mots de Theo Kasi.

Ces paroles rattrapent Theo Kasi, car selon certains habitants, il brille par des promesses et des chantiers sans inauguration. Pour eux, le slogan du gouverner autrement est vide de sens aussi longtemps que les paroles de Théo Kasi ne sont pas traduites en acte.

Selon un habitant rencontré à l’entrée de l’avenue du plateau dans la ville de Bukavu au Sud-kivu, c’est regrettable de voir que les travaux sur la route Nguba-Ruzizi I et sur d’autres axes soient stoppés.

« La construction de la route Nguba (Place Mulamba-Frontière Ruzizi 1er) jusqu’à présent sont inachevés », regrette-t-il.

Et pourtant le 09 Novembre, le gouverneur avait rassuré que 2,5 Millions de dollars étaient disponible pour moderniser ce tronçon routier d’environ 3 kilomètres.

« Lancement travaux de réhabilitation de la route Ruzizi 1er-Place Mulamba. Reprofilage, ouvrages de drainage et pose de l’enrobé. Depuis 6 ans l’Union Européenne promet de construire ce tronçon(3,4Km) en vain, mon Gouvernement a décidé de financer seul ces travaux dont le coût s’élève à 2,5 millions dollars américains », s’était vanté Ngwabidje.

Un mois après, il  rassure que cette route sera terminée vers la fin de l’année.

« Je me suis déplacé sur terrain en vue de donner un coup d’accélérateur aux travaux de modernisation de la voirie. L’heure est au curage des égouts avant la pause d l’enrobé sur la route Nyawera. Le tronçon Place Mulamba-Ruzizi 1er évolue normalement et sera livré vers la fin de l’année », avait rassuré le premier citoyen de la ville de Bukavu.

Au 04 Mars 2020, ces travaux sont suspendus. Les matériels et les personnels ne sont plus visible sur le lieu.

Si sur terrain, les rêves des habitants s’éloignent de la réalité, les réseaux sociaux sont en ébullition. Certains internautes citent un chapelet de promesses non réalisées par le locataire de Nyamoma.

« Le gouverneur Theo Kasi c’est un démagogue. La réhabilitation ambiguë de la route Nyawera-Labotte, Achat des bus pour son personnel et celui de l’assemblée provinciale.  Du théâtre lors des lancements des travaux de la route Ruzizi 2. Pas d’évolution des travaux sur la route place 24- Amsar », se plaignent certains internautes.

Il sied de rappeler que lors du lancement de travaux de construction de la route Ruzizi 2, le PDG de cette entreprise ‘’Groupement’’ avait rassuré la remise de l’œuvre avant la fête de Noel 2019 tout en se  moquant au congolais.

‘’Je vous rassure que nous allons vous rendre l’œuvre avant la fin de l’année. Nous ne sommes pas des menteurs comme des politiciens Congolais’’ déclare le PDG de l’entreprise Groupement.

Qui du politicien Ngwabidje et le PDG de cette entreprise de construction rwandaise est menteur ?

Et pourtant lors de son dernier séjour aux Etats Unis, il avait affirmé devant la presse et la notabilité qu’il vient avec 100 millions de dollars.

« Des USA d’où il vient, le gouverneur de Province Théo NGWABIDJE Kasi parle d’un séjour fructueux pour le Sud-Kivu car dans sa gibecière, il revient avec 100 Millions de dollars américains arrachés à la Banque Mondiale.  Cet argent va financer des projets salutaires de la province dans le domaine de l’éducation, santé, infrastructure et agriculture », précise sa cellule de communication.

Lors de son investiture, au mois de Juin 2019, Théo Kasi avait promis amorcer certains travaux prioritaires dans le 100 jours. 27O jours après rien de palpable.

« Dans le court terme, c’est-à-dire 100 premiers jours, à l’exécution des projets des projets prioritaires en matière de sécurité, au lancement des travaux déjà éligibles à leur exécution et ceux répondants aux besoins sociaux de base », avait-il amadoué les députés provinciaux.

Face à cette situation incertaine, certains analystes regrettent de voir que personne n’ose lever son doigt pour voir clair dans ce dossier.

Pour eux, la société civile, les mouvements des jeunes devraient se lever pour exiger la fin des travaux mais aussi la qualité.

 Ils soupçonnent le gouverneur d’avoir apprivoiser certaines voix qui jadis sonner le glas pour prévenir et orienter les dirigeants.  La sortie médiatique du 02 Octobre 2019 en dit long.

La Rédaction