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mercredi, janvier 27, 2021
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Bukavu : Des journalistes outillés sur la CPI

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Une quarantaine de journalistes de la ville de Bukavu étaient face au responsable de l’unité de sensibilisation du bureau de la CPI en RDC. Pour cause, outiller les chevaliers de la plume sur le fonctionnement de la CPI. La formation s’est tenue, Jeudi 5 mars 2020 dans la salle de formation de l’Ecole Technique du Journalisme ETJ, sis sur Av P.E Lumumba en commune d’Ibanda dans la ville de Bukavu.

Selon le responsable de cette unité Patrick Thsibuyi a expliqué aux journalistes les différentes affaires relatives à la RDC qui sont encore à cette cour internationale.

« En RDC, nous avons l’affaire le procureur Thomas Lubanga, l’affaire le procureur contre Germain Katanga, l’affaire le procureur contre Matthieu Ngujolo, l’affaire le procureur contre Bosco Ntaganda. Il faut reconnaitre que Thomas Lubanga et Germain Katanga ont été reconnu coupable par la CPI et ont déjà purgé leur peine mais ils restent en prison au Congo puisqu’ils sont poursuivis pour d’autres faits que ceux de la CPI. Dans l’affaire Mathieu Ngujolo, il a été acquitté par la cour pénale. Mais dans l’affaire procureur contre Bosco Ntaganda, il a été reconnu coupable et condamné pour l’emprisonnement et l’affaire est en phase d’appel », précise Patrick Tshibuyi responsable de l’Unité de sensibilisation bureau pays CPI.

Pour les Kivu, notre source précise qu’il y a eu deux affaires du procureur contre Karisma Rushimana qui a été arrêté et présenté à la cour, mais lors de l’audience et confirmation des charges, le juge avait rejeté les charges contre Ruchimana voila pourquoi il n’y a pas eu procès contre lui. L’affaire procureur contre Sylvestre Mudachumura, les informations faisant étant de décès de sylvestre Mudachumura ont fait que l’affaire n’avance pas.

Les journalistes présents à cette activité, on remercié les organisateurs pour ce moment d’echange sur la CPI.  Ils promettent de faire large diffusion pour éviter la désinformation sur la CPI.

« Je comprends le travail de la CPI, mais aussi les procédures à suivre pour instruire le dossier.  Je compte en faire bon usage pour édifier tout le monde sur le mode de travail de la Cour pénale Internationale. Néanmoins je ne suis pas du tout satisfaite sur son mode de travail qui revêt un caractère de restriction. Dans mes émissions et animation d’antenne, je veux sensibiliser la population et les organisations sur le mode de fonctionnement de la cour », promet Sylvie Nabintu journaliste de la Radio Maendeleo.

D’autres participants doutent du caractère indépendant de la CPI et recommandent que les autorités congolaises qui seraient trempés dans de cas de crimes graves soient poursuivies et logées à la CPI.

Pour rappel, la CPI est un tribunal permanant dont la RDC est membre depuis le 11 avril 2002. Elle est spécialisée dans le jugement des crimes de guerres, crimes contre l’humanité, crimes de génocides et les crimes d’agression

Patrick Babwine