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dimanche, janvier 24, 2021
Politique

RDC : 60 ans après, ces autres Belges qui nous dirigent

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30 Juin 1960- 30 Juin 2020, cela fait exactement 60 ans que la RDC est indépendante. Six décennies d’une indépendance de façade, où les dirigeants congolais sont devenus plus Belge que les Belges.  60 ans après, les conditions de vie des congolais n’ont pas changé, une petite classe de bourgeois s’est créée du père au fils au détriment de plus de 80 millions d’âmes que compte le grand Congo.

Nous vous partageons dans cet article la réflexion de Richard Bihembe, un jeune politologue soucieux d’une vraie renaissance du Congo.

L’année 1960, est une période mémorable sur tout le continent Africain en ce sens que c’est l’année qui marque l’accession à la souveraineté nationale pour plus de 85% de pays Africains. La RD Congo également n’est pas restée en dehors de cette dynamique et a grâce aux efforts de certains de ses filles et fils en l’occurrence Patrice EMERY LUMUMBA accédée à sa souveraineté nationale le 30 Juin 1960.

Six décennies, et après ?

Six décennies après, une série d’analyses préoccupe plus d’un congolais qui s’intéresse à la vie socio-politique et économique de la population en RDC entre-autre les acquis de l’indépendance, l’organisation politique du pays, les droits humains et le train de vie du peuple congolais pour ne citer que cela.

De toute ces questions, il se dégage que l’indépendance de la RD Congo n’a comme acquis que le départ du colonisateur et la reconnaissance internationale du pays dans le concert des nations, l’organisation interne de celui-ci restant à désirer.

Ces politiciens friands des postes

Depuis l’accession du pays à l’indépendance, l’organisation politique n’a rien de modèle à léguer aux générations actuelles, moins encore à celles futures. De l’autoritarisme à un multipartisme sans apport spécifique, aujourd’hui nous en sommes à la notion des autorités morales qui n’ont rien de moral si ce n’est que le marchandage des listes électorales et des postes dans les services publics aussi bien politiques qu’administratifs.

Des politiciens mercenaires

La théorie des partis politiques a échoué en RDC étant donné que plus de 500 qu’ils sont enregistrés, tous disposent des textes merveilleux mais la pratique dans la gestion de la chose publique est celle de mercenaires.

Une équipe de gangsters a pris en otage le pays avec comme suppléants leurs épouses, leurs filles ou fils et la responsabilité de l’Etat à plusieurs niveaux est confiée aux personnes qui s’y attendaient le moins et qui par conséquent n’ont de choix que d’apprendre en pleine fonction, gérant ainsi les affaires publiques comme leurs propres boutiques.

Des accords au-dessus de la constitution

Aujourd’hui, les lois de la république sont mises à coté et le pays est géré sur base d’une complicité négative couchée dans de petits accords qui ne sont pas portés à la connaissance du souverain primaire.

Le détournement de deniers public, le massacre, le crime contre l’humanité, la violation des lois de la République et bien d’autres actes de vandalisme et immoraux ont été érigés en valeurs en RDC depuis les trois dernières décennies et les auteurs sont ceux qui le plus souvent se voient confiés les affaires de l’Etat aux plus hauts niveaux au mépris des citoyens dignes.

Les congolais, un peuple docile ?

La population congolaise est meurtrie par ses propres dirigeants, elle est paupérisée et placée dans une misère terrible pour qu’elle n’ait pas du temps à réfléchir sur son sort et sur les solutions y relatif. Ils sont dans la théorie de la poule déplumée selon Hitler et recherche ainsi leur survie auprès de leurs bourreaux qui sont plus riches que l’Etat.

Les politiciens congolais se moquent de leur peuple lors de leurs différentes missions en le faisant attendre en chantant, dansant et tambourinant en longueur de journée dans les ports et aéroports pour recevoir en fin, l’équivalent de moins d’un dollar américain à la fin de la journée.

Des politiciens plus riches que l’Etat

Sur le plan socio-économique, l’Etat congolais ne fait rien pour sa population peu importe la calamité. En cas de besoin et de problème la population n’assiste qu’à la pratique de dons effectués par les personnes plus riches que l’Etat et qui se sont substitués à ce dernier.

A mon avis, peuple congolais, nous avons dépassé la phase de passivité, jusqu’à celle de la complicité dans l’indignité qui nous est imposée. Il est temps de nous mettre débout, de prendre conscience de notre état et d’appeler nos compatriotes où qu’ils se trouvent de nous emboîter le pas pour recouvrir notre dignité et notre souveraineté longtemps confisqué et aliéné. Ni américain, ni européen, ni asiatique, personne ne le fera à notre place

CIRHUZA BIHEMBE Richard