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dimanche, janvier 24, 2021
DDH et JournalistePolitique

Kabare : Un chef de groupement à la barre au TGI Kavumu

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Le procès qui oppose le chef de groupement de Miti Kwigomba Mambe  à troits défenseurs des droits humains de Miti a commencé ce Lundi 28 Septembre 2020 au 2020 au Tribunal de Grande Instance (TGI) de Kavumu à Territoire de Kabare au Sud-Kivu en RDC.

Selon Maitre Pascal Mupenda, un des conseils de ces DDH, le prevenu Kwigomba n’a pas comparu.

« Sous RP 674/CD opposant sieurs Bonane Lulihoshi Emmanuel, Kabera Mukomachogo Floribert et Nyamulindunda Fungulo Emmanuel tous défenseurs des droits humains contre sieur Cirimwami Kwigomba alias Mambe chef de groupement de Miti.  A cette audience, le tribunal a constaté que le prévenu Cirimwami Kwigomba alias Mambe n’a pas comparu ni personne à son nom.  », nous fait savoir Pascal Mupenda Directeur des programmes pays de l’ONGDH Partenariat pour la Protection Integrée, PPI.

Les citants ne voulant pas un jugement par défaut à l’égard du cité, l’audience a été renvoyée au 19/10/2020, conclu Mupenda.

Pour rappel, en date du 16/06/2020, ces défenseurs des droits humains ont été torturés par un groupe des jeunes conduits par le chef de groupement de Miti monsieur Cirimwami Kwigomba alias Mambe, en territoire de Kabare, province du Sud Kivu en République démocratique du Congo. 

Selon les informations recueillies par l’organisation de défense des droits humains Partenariat pour la Protection Intégrée (PPI), ces ddh étaient en sit-in continue devant le bureau du chef de groupement pour exiger sa destitution au motif qu’il se caractérise par la mauvaise gestion et le détournement d’une somme de plus de 11.000$ destinée aux activités de développement du groupement de Miti. 

Après cet incident malheureux ayant conduit à la torture et blessures graves de ces ddh à coup de machettes, marteaux, lances et bâtons, ces ddh ont introduit une citation directe contre le chef de groupement Cirimwami alias Mambe pour torture, coups et blessures volontaires, association des malfaiteurs et menaces d’attentat contre les personnes. 

PPI continue a representer ces DDH Communautaires en justice et plaide pour un procès équitable dans cette affaire afin que les responsabilités soient établies et que cessent les violations des droits humains, et surtout à l’égard des voix de sans voix (ddh). 

Il remercie également tous les partenaires impliqués dans la promotion de la déclaration des Nations Unies de 1998 sur la Protection des DDH et dont la collaboration dans le dossier des DDH sus-mentionnés reste pertinente pour un issue positif.