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dimanche, janvier 24, 2021
DDH et JournalistePolitique

BUKAVU : Plus de 150 familles degeurpies de leurs maisons

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Plus de 150 familles passent des nuits à la belle étoile. Pour cause leurs maisons ont été vendues. La scène se passe sur  Avenue Macheval dans la commune d’Ibanda quartier Nyalukemba ville de Bukavu.

 Les habitants accusent le maire de Bukavu, Bilubi Ulengabo d’avoir vendu cette parcelle qui du reste n’appartient pas à la mairie et dont ses documents sont entre les mains de la division de l’Habitat, renseigne la socièté civile.

Se confiant à notre rédaction Obedi Manvu Elie président de la Socièté civile de Nyalukemba décrit la violation grave de droits des humains par rapport à la manière dont des démolitions des maisons se font au cercle Hippique connu sous le nom de “Ma cheval”.

‘’Les habitants d’Irambo ont brûlé des pneus et ont utilisés des matériaux de construction interposé par les spoliateurs pour remblayer la route qui mène vers le terrain dudit MACHEVAL, la société civile sous noyau de Nyalukemba appelle au dialogue  entre la mairie et les occupants pour trouver une solution palliative, plus jamais ne sera comme avant dans le quartier Nyalukemba’’, ^récise OBEDI MANVU Elie

Notre source fustige le comportement barbare et indécent affiché par les personnes qui démolissent sous l’œil complice des autorités provinciales et par ricochet le maire de Bukavu Bilubi. 

‘’Alors qu’un dialogue été envisagé entre le maire et la société civile noyau de Nyalukemba le mercredi 02 déc à 14h00, vers 10heures des hommes drogués sont venus et ont commencé la démolition des maisons où il y a des habitants. Ce n’est pas un déguerpissement puisqu’il n’y a pas d’agents du parquet. En plus le maire n’est pas la personne habilitée pour vendre les parcelles des l’Etat. Ce n’est pas une concession de la mairie là où ces gens vivent, la mairie est gestionnaire uniquement. Il y a des documents qui couvrent cette concession et le maire ne devrait pas s’arroger le droit de le spolier et foutre dehors les locataires qui du reste le paye,’’ s’insurgent notre source.

Contacté le chef de division provinciale de l’Habitat, Espérance Nyamulengwa dit ne pas être contactée pour la question de la vente. Pour elle la parcelle est couverte par un certificat qu’elle détient à sa division et le maire ne peut pas vendre le bien de l’Etat. Elle présente ses regrets et dit avoir entendu comme tout le monde. Tout en condamnant l’acte de spoliation en le qualifiant d’entorse grave, la chef de division de l’Habitat promet se prononcer sur ce sujet.

Contacté le maire de la ville son numéro est resté injoignable.

Patrick B.