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GOMA : L’assassinat des francs Congolais par les dollars, la population dit non.

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La province volcanique s’est réveillée ce mercredi 27 mai 2020 tôt  sous une vive tension. Plusieurs personnes ont envahi les rues  de certains quartiers, comme à Majengo ou plus d’un manifestant étaient visibles dans la rue pour réclamer la baisse du taux de change qui est passé de 1850 à 2000Fc le dollar Américain.  La population en colère  brise les règles de mesure barrière interdisant un attroupement de plus de 20 personnes et sont tous descendues dans la rue pour réclamer l’implication du gouverneur.

Selon notre source sur place, ces gens s’insurgent contre le silence coupable des autorités locales qui laissent les opérateurs économiques fixés à leur propre gré le prix du dollar. Les retombées de cette montée du taux de change commenceraient à se sentir sur le panier de la ménagère.

‘’ Nous ne comprenons pas comment  10 USD peut sortir de 18500FC à 20.000FC et que les autorités gardent un silence comme si de rien n’était. Si vous passer dans des marchés les produits de premières nécessités a pris de l’ascenseur. La question que nous nous demandons est de savoir si les dirigeants n’ont vu que la covid-19 seulement comme priorité ? La famine est beaucoup plus pire et dangereuse que le Covid-19. Nous continuerons à manifester jusqu’à ce que le taux baisse’’ confirme  Songa l’un des manifestants en colère.

Notre source rassure que le calme est rétabli après l’intervention des policiers qui ont tiré les balles de sommation en l’air afin de disperser les manifestants en colère.

« Nous assistons à plusieurs cas d’arrestation suite à cette hausse exorbitante du taux de change dans la ville, l’insécurité qui sévit partout dans la ville ainsi que la criminalité dues aux complicités des autorités politiques, policières et militaire. » renchérit notre source

La population déplore les cas d’arrestations observés lors de la manifestation ainsi que la répression brutale avec la quelle  les agents de l’ordre auraient procédé. Cette dernière  se demande où serait parti un état de droit prôné par le chef de l’Etat.

Dominique Kambale