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SUD-KIVU : A Kamituga un mort de plus en prison, des autorités désintéressées  

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Les conditions vitales dans des prisons en République Démocratique du Congo et celles du Sud-kivu demeurent le cadet de soucis pour les dirigeants Congolais, se plaignent plusieurs indignés dans la province du Sud-Kivu. Des  morts de détenus en succession dans des centres pénitentiaires sont devenues monnaie courante dans la province du Sud-Kivu en République Démocratique du Congo.

Après la prison centrale de Kabare en mai 2020, un notre détenu a rendu l’âme à la prison de Kamituga le 16 juin 2020, toujours au Sud-Kivu.  Mort survenue suite au manque de nourritures, et cela dans tous les centres pénitentiaires. 

 Les organisations des défenses de droits humains accusent le manque d’humanisme des autorités nationales que provinciales. Le ministre provincial de la justice semblerait ne pas être à la hauteur de la tâche. Comme ministre de tutelle, plusieurs observateurs pensent qu’il devrait prendre avec priorité la protection des vies humaines, droit garanti par la constitution de la RD Congo ou soit il dépose sa démission.

Dans sa déclaration rendue public le 16 juin 2020, l’ONG de défense des droits de l’homme, Partenariat pour la Protection intégrée (PPI) condamne l’énième cas de mort dans la prison de Kamituga le qualifiant d’une ‘’mort de trop en prison au Sud-Kivu’’. Cette dernière brosse un tableau sombre de la situation que traversent les détenus qui sont restés des squelettes suite à la faim et le manque de médicament pour leur soin.

Il reste à savoir si les prisons en RDC sont-elles vraiment de centres de rééducations ou seulement de portes d’enfer ?

’L’ONG de défense des droits de l’homme Partenariat pour la Protection Intégrée (PPI) condamne l’abandon total auquel sont confrontées les prisons du Sud-Kivu, dépourvues de nourritures et médicaments. Des moribonds sont de plus en plus nombreux dans toutes les prisons, le ministre de la justice et Madame le chef de division de la justice oubliant que ce sont des vies humaines qui sont en danger,’’ interpelle Pascal Mupenda Directeur de programme chez PPI.

Cette organisation de défense des droits de l’homme regrette de voir que jusque là la décision portant désengorgement de centres pénitentiaire souffre dans des placards et personne en fait pas allusion.

« Pire encore, même la décision de désengorgement des prisons pour limiter la propagation de covid-19 en RDC n’a jamais été exécutée à plus d’1% au Sud-Kivu. PPI dit non au sacrifice de détenus en province du Sud-Kivu et exige finalement l’implication personnelle du Gouverneur Théo Ngwabidje qui est resté très silencieux depuis qu’on déplore des décès dus au manque de nourriture et médicaments dans des prisons de sa juridiction, » recommande notre source.

Le chef de division de la justice confirme le cas de mort et reconnait la situation chaotique que traverse les détenus dans toutes les prisons de la république suite au manque de dotation alimentaire plus de 6 mois durant.

’Nous sommes au courant, ma division est trop administrative, nous recevons des rapports de la part des directeurs de prisons et nous orientons à qui de droits. La province travers des situations plus compliquées ce dernier temps. Nous avons reçu une dernière dotation en mars équivalant à 500 dollars dès l’hors nous n’avons plus rien eu. Comment voulez vous que nous supportions les prisons d’autant plus que nous manquons les moyens ? C’est un cas généralisé sur toute l’étendue de la République pas seulement au Kivu. Nous vous informons encore que la prison de Kamituga ne figure pas dans la liste de prisons budgétisées d’autant plus qu’elle fonctionne dans une concession privée de la SOMINKI, » précise madame Lydia Massika chef de division de la Justice au Sud Kivu.

Contacté, le ministre Provincial de la Justice, il ne nous a pas octroyé son audience, car il aurait jugé la question moins pertinente.

PPI recommande aux députés provinciaux du Sud-Kivu de se saisir aussi finalement de cette question.

Patrick Babwine