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Politique

Sud-Kivu : L’an Un Ngwabidje, une année des fausses promesses (Population)

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Le gouverneur de province du Sud-Kivu, Théo Ngwabidje Kasi et son vice gouverneur Marc Malago viennent à peine de totaliser un an à la tête de la province Jeudi 9 mai 2020, jour pour jour depuis leur accession au pouvoir. Certains habitants de la ville de Bukavu jugent de mitigé le bilan du Gouvernement provincial et croient être en face des autorités qui amassent et veulent fuir. Le député provincial Homer Bulakali parle d’une incompétence à la tete de la province.

Deboutrdc.net a effectué mardi 19 mai 2020, une descente sur terrain pour recueillir les avis de la population par rapport à l’an un du gouvernement Théo Ngwabidje à la tête de la province. Les réactions sont divergentes par rapport au 12 mois de gestion du Gouverneur de la riche province sous l’ère du chef de l’Etat Félix Tshisekedi.

Pour Homer Bulakali, député provincial élu de la circonscription de Bukavu et membre de l’UNC, partic cher à Vital Kamerhe, le bilan de cette première année du gouvernement Ngwabidje est mitigé, car visiblement les attentes de la population n’ont pas été prises en compte.

« Le bilan est mitigé parce que toutes les attentes de la population ce sont vus n’est pas être prises en considération. Tout le monde peut le dire, c’est comme si augmenter le fond secret de recherche pour lutter contre l’insécurité, a fait que l’insécurité augmente. Parlant des infrastructures, l’honorable Jérémie a dit qu’il été satisfait, moi par contre,  je n’ai pas été satisfait, il faut qu’on approfondisse encore la question. Je ne sais pas où serait parti le 28 Km de routes qu’on devait avoir. Par rapport au social, on n’en parle pas. Il y a grogne à gauche et à droite, même les députés qui sont les électeurs du Gouverneur, leur planification budgétaire n’a pas été respectée.  Au niveau du gouvernorat beaucoup d’arriérées. Les parcelles de l’Etat continuent à être spoliées au vu de tout le monde. Il y a vraiment une cacophonie, personne ne connait ce qu’il doit faire. Nous pouvons dire que c’est de l’incompétence ou soit du pillage de la province », déclare Homer Bulakali

Elvis Mupenda , lui, parle d’une année perdue et qualifie de  Ngwabidje d’un théoricien.

« Nous voyons que réellement il y a rien qui est fait, son bilan est négatif. En tout cas moi je peux considérer que c’est du temps perdu pour la province du Sud-Kivu. Continuité de spoliation à grande échelle, insécurité persistante et la criminalité grandissante,…son slogan politique , gouverner autrement reste ambigüe », précise Elvis Mupenda

De son côté Julien Namegabe, président de la société civile noyau de Nkafu,  s’inquète de la lethargie liée à la gestion de la province.

« Une année déjà. Notre province tarde à décoller, la sécurité reste un mythe, les routes en délabrement très avancé. Aucun territoire n’est connecté à l’autre ou au chef lieu. Les cimetières spoliés, les terrains et espace de jeu n’existe plus, l’eau et l’électricité restent un luxe en province, le transport un calvaire,…il faut qu’il change sa façon de faire, peut être le peuple pourra encore lui faire confiance», recommande Julien Namegabe

Nabintu Mireille, un parent rencontré à la place de l’indépendance, s’indigne de promesses à répétitions faites par le gouverneur, mais qu’il ne réalise jamais. Selon elle mieux vaut mille refus qu’une promesse non tenue.

« Le gouverneur avait dit aux parents de payer 29 000fc pour qu’il soit lui-même à mesure de payer les Nouvelles Unités, mais jusqu’à présent les NU sont en souffrances, il ne leur a jamais payé. Il est vraiment loin de nos attentes. Je peux dire qu’il n’a rien fait jusque là, » s’indigne Nabintu

Si certaines personnes jugent de mitigé le bilan de Theo Kasi de mitigé, d’autres par contre estiment qu’il a plus besoin de temps pour assoir sa politique.  Pacifique Mushubusa, habitant de la commune de Bagira pense que le temps est un grand allié dans le devellopement.

« Que le peuple soit patient. Je ne peux pas dire vraiment qu’il a tout fait, aussi je ne peux pas dire qu’il n’a rien fait, il agit selon ses capacités. Quand vous dirigez les gens, ils veulent voir un changement immédiat. Ce qui est quasiment impossible. Il faut endurer comme tout leader, rester dans sa vision, réajuster les stratégies pour booster les choses. Peut être après deux, quatre ans ça sera bon, » rassure Pacifique Mushubusa.

        B. M