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SUD-KIVU : Plaine de la Ruzizi, un tronçon de la mort

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Voyager  en passant par la plaine de la Ruzizi est une décision hors du commun. La  probabilité d’arriver sain et sauf à destination est moindre. Le risque d’être tué, braqué et ou continuer sans route sans habits  est très élevé. Les usagers  de la route nationale N°5 alertent et demandent que ce tronçon soit sécurisé.

La présence de plusieurs groupes armés dans la province du Sud-Kivu rend cet endroit incertain et très dangereux. Plusieurs cas d’insécurités grandissantes, d’attaques d’hommes en arme, braquages et pillages des bus de transport en commun, des enlèvements et tueries, pillage des bétails, tels sont les scénarios qui se déroulent sur la nationale n°5 de la plaine à Kamanyola jusque dans la ville d’Uvira ce dernier temps.

Le cas le plus ressent est celui de ce mardi 21 janvier 2020 où un bus de transport en commun d’une agence est tombé dans les mains des malfrats aux environs de 07h30 plus précisément dans le village de Rushima entre Bwegera et Kitemesho.  Argents, téléphones portables, sacs de voyage, marchandises et autres biens de grande valeur ont été emportés par ces hors la loi, témoigne une des victimes.

Des enfants du milieu dans le coup

Les usagers de la route N°5 lancent un SOS auprès des autorités militaires pour sécuriser cette contrée qui est devenue un champ d’expérimentations des groupes armés nationaux et étrangers.

Annette M’bashizi l’une des victimes condamne avec fermeté ces actes barbares et interpelle les agents de l’ordre à bien faire leur travail.

« Nous avons été victimes des hommes armés. Ils ont tout emporté. Nos téléphones, nos sacs à main, argents, les marchandises que nous avons tiré à Uvira ils ont tous emportés. Nous pensons que les assaillants seraient des Burundais mais qui opère grâce à la facilitation de nos propres frères  du milieu », s’indigne-t-elle.

« Après opération, les tirs se sont fait entendre à Rushima jusqu’à Bwegera mais le bilan de cet affrontement n’est pas encore connu. Les FARDC ont intervenu tardivement alors que les malfrats s’étaient déjà volatilisés dans la nature’’ informe Joé Wendo correspondant de Maendeleo dans la plaine de la Ruzizi.

Des groupes armés étrangers pointés du doigt

U.N protection quant à lui, demandent que les frontières de la RDC soient bien sécuriser car les braquages dans la plaine sont souvent l’œuvre  des groupes armés congolais et étrangers.

« De manière générale, les groupes armés (nationaux) sont très actifs dans la plaine de la Ruzizi, dans les moyens et hauts plateaux de Lemera et Kigoma. En plus de ces groupes armés nationaux, on note la présence de groupes armés étrangers qui, traversent la forêt de la Rukoko et la rivière Ruzizi au Burundi, rejoignent la RDC. Au cours de leurs traversés, ils commettent en complicité avec les groupes armés nationaux-des exactions contre les civils, passagers de la RN5 ou autres qui se trouvent dans champs. Cette situation est aggravée non seulement par la porosité frontalière mais aussi et surtout par le sous-effectif des forces de défense et de sécurité qui, de fait, sont concentrées dans les grandes agglomérations au détriment de zones sensibles comme la plaine de la Ruzizi. C’est pourquoi un plaidoyer doit être mené auprès des autorités militaires en vue du renforcement des effectifs militaires au niveau notamment de la plaine de la Ruzizi pour assurer la protection des civils contre ces braquages récurrents », cluster Protection UN

Patrick Babwine

 

 

 

 

 

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