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Sud-Kivu : Un avocat de Kabila déstabilise des victimes de #Mbobero, accompagné des militaires.

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La nuit des certains habitants du village Mbobero dans le territoire de Kabare au Sud-Kivu n’a pas été rose le 23 Aout 2020. L’avocat de la famille Kabila, accompagné de quatre militaires ont fait irruption dans plus de 40 familles pour obliger chaque responsable de famille à se faire enregistrer, arme braquée sur la tête, selon les témoignages d’une des victimes.

Se faire enregistrer ou recevoir une balle ?

Selon cette victime qui a alerté votre rédaction c’est depuis 13h qu’une réunion a été tenue à Mbobero pour amadouer les vraies victimes de se faire enregistrer. Une procédure qui n’a pas aboutie.

« Ils ont préféré nous contraindre par le fusil », nous affirme cette victime qui a requis l’anonymat pour raison de sa sécurité.

Ces faits sont confirmés par le porte-parole de ceux-là qui s’identifient comme des vraies victimes des démolitions des maisons à Mbobero, Kameme Baguma.

Dans un échange exclusif accordé à deboutrdc.net, Baguma affirme que monsieur Jean-Claude Zihalirwa, qui se dit avocat de Olive Lembe, la femme de l’ex-président de la RDC, a sous la bénédiction des militaires contraint certaines familles de s’enregistrer.

« C’est-à-dire que depuis 15h notre frère maître JeanClaude Zihalirwa était dans notre village juste à l’entrée de la maison d’une dame qui travaille dans l’association de madame olive. Il voulait rencontrer les victimes dont leurs maisons sont encore debout dans l’enclos mais les victimes ont boudé leur invitation et impatient, il va faire incursion accompagnée des militaires GR, PM et de la femme. Ils se sont mis à forcer les portes des maisons et obligeant chaque responsable de famille à donner son nom. L’opération qui a commencé à 19h s’est terminée à 21h 30′ », nous confirme Baguma d’un air visiblement monté.

Des militaires utilisés abusivement ?

Face à ces accusions portées contre Me ZIhalirwa cité par Baguma, nous avons tenté d’entrer en contact avec lui pour avoir sa version de fait.

Après beaucoup d’insistances, il nous a demandé d’entrer en contact avec un certain Anselme non autrement identifié pour nous guider vers lui.

Une démarche suspecte qui n’a pas trouvé écho dans les oreilles de la rédaction de deboutrdc.net. Malgré ce rendez-vous manqué, il nous a fait savoir qu’il est invité à Mbobero le Mardi 25 Aout 2020.

« A s’enregistrer où ? Je sais seulement que j’ai rendez-vous d’échange avec quelques responsables des familles de Mbobero demain mardi à leur demande », nous fait savoir Zihalirwa dans un texto d’un numéro Airtel ».

Qui commande les militaires affectés à Mbobero ?

Dans un dossier civil, plus d’une personne se pose la question de savoir d’où vient que les militaires soient mis en contribution ?

Votre rédaction a contacté la 33ème région militaire pour plus de précisions.

Selon le porte-parole de la 33ème région militaire Jean-Louis Cimwange la région n’est pas informée d’une quelconque perquisition par l’armée à Mbobero.

« Je viens d’une mission je ne trouve personne au bureau.  Je vais me renseigner », a-t-il promis avant de nous recontacter quelques minutes plus tard en ce terme : « la région ne sait rien ».

Mbobero est-il en guerre ?

Ces agissements des acolytes de Joseph Kabila sont fréquents à Mbobero selon la nouvelle dynamique de la société civile, NDSCI.

Cette faitière d’organisations de la société civile, une organisation qui accompagne les victimes de Mbobero depuis 2016 demande que Mbobero soit démilitarisée.

« La NDSCI réitère sa demande de voir Mbobero être démilitarisé et invite le gouverneur de province à s’impliquer personnellement pour que ces administrés de ce coin vivent dans la paix et la sécurité », souhaite Jean-Chrysostome Kijana, président la NDSCI.

Et d’ajouter « Pour la NDSCI, cette manière de faire en recourant même aux militaires est une énième violation des droits humains. Ceci prouve aussi à suffisance la culpabilité du prétendu acquéreur de Mbobero, entendu que s’il n’avait rien à se reprocher, il n’allait pas recourir à des méthodes pareilles, sans qualité ni droit ».

Ces commissionnaires qui roulent Kabila

Face à ce conflit qui a beaucoup duré, la NDSCI, invite le président honoraire Joseph Kabila et son épouse à ne plus prêter oreille à certains acteurs et/ou notables qui par leur excès de zèle, ne font que l’enfoncer dans le mal.

« Plusieurs années après, il devrait déjà comprendre que tout problème à pour responsables ces mêmes commissionnaires qui se disent notables », conclu Kijana.

Pour rappel en 2016, un hôpital moderne a été détruit, des malades éjectés de leurs lits et plusieurs familles chassées de leur maisons et terre en faveur de Joseph Kabila alors président de la république. Un dossier judiciaire a été ouvert contre lui pour crime contre l’humanité, viol, pillage, etc.