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dimanche, mars 7, 2021
Un atelier de JDH dans le cadre du projet canada Monde: la voix des femmes et des filles
Un atelier de JDH dans le cadre du projet canada Monde: la voix des femmes et des filles
DDH et Journaliste

SUD-KIVU : La socialisation discriminatoire basée sur le sexe marginalise la femme

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Le management et la promotion du genre dans les médias, telle était la matière développée par Journalistes pour les droits Humains (JDH) en collaboration avec l’Ecole Technique du Journalisme ETJ et l’Association des Femmes des Médias dans le projet ”Canada Monde: la voix des femmes et des filles, le Lundi 15 février 2021 en grande salle de formation de l’ET. C’était une formation organisée à l’attention des 15 gestionnaires des médias venant de différents coins de la province pour les amener à intégrer la femme dans la chaîne de prise des décisions.

L’objectif de cette formation était de ramener les responsables des médias à adapter des politiques genres au sein de leurs médias. Mais aussi pousser les gestionnaires de médias à s’approprier les notions sur la promotion du Genre au sein de leur maison de presse.

Pour la coordonnatrice d’AFEM, la femme et la jeune fille ne devraient pas être indexées et considérées comme responsable de la situation dont elles sont victimes. Elle recommande aux médias de travailler sur les racines pour comprendre les causes qui font que la femme soit marginalisée aujourd’hui.

’ Il nous faudrait plutôt nous référer aux normes culturelles, sociétales pour justifier et comprendre la situation telle qu’elle se présente actuellement.  Si on analyse la cause profonde liée à la situation à laquelle notre société a contrée les femmes sur ce point on sera sur les bonnes pistes,’’ Recommande Julienne Baseke

Notre source pense que la femme est marginalisée depuis la nuit de temps par les coutumes, les pratiques et les normes sociétales qui relèguent les femmes au premier plan et qui présentent la femme comme un être inférieur à l’homme, un être faible.

’C’est tous ces processus-là de socialisation qui marginalisent la femme et qui lui collent une image qui n’est pas réelle. C’est cette marginalisation qui justifie au fait ces différences qu’on observe aujourd’hui en termes d’attitude et de comportement parce qu’elles n’ont pas été éduquées de la même façon. Il y a eu une socialisation discriminatoire basée sur le sexe,’’ regrette- t- elle.

Pour d’autres participants dans ces assises, la femme devrait être beaucoup plus compétitive que trop plaintive et devrait faire face aux défis de la société que d’attendre que tout lui soit donné en toute facilité, Car plusieurs pensent que l’on en est à la période de méritocratie.

‘’Il y a un problème d’intégration des femmes dans la presse. Nous les sensibilisons, mais elles ne sont pas prêtes, car elles évoquent toujours la question d’argent et d’autres en milieu rural ont la phobie de se présenter devant les gens. La perception de la femme lui montre qu’elle ne peut pas parler devant la presse et ne peut jamais rester dehors pendant la nuit. La coutume influe beaucoup plus sur la femme rurale,’’ fait savoir Heri Bahizire Gentil

 

D’aucuns pensent que le développement durable sans la participation de femme n’est pas possible et par ricochet, les médias ne peuvent pas jouer leur rôle sans l’implication d’un point de vue démocratique de la femme.

Pour Sandra Safi Bashengezi directrice de l’école Technique de Journaliste, ”la femme impliquée dans la création de l’entreprise peut endurer jusqu’au bout mais pas seulement la femme qui doit subir les conséquences des initiatives des hommes,’’

Patrick Babwine

 

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