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DDH et Journaliste

Bukavu : Améliorer les conditions carcérales à la prison centrale de Bukavu, un défi majeur à relever (Yusufu Maliki)

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Le comité de suivi des mécanismes de protection des défenseurs des droits humains au Sud-Kivu a échangé avec le directeur de la maison carcérale de Bukavu. Le but de leur échange de ce vendredi 09 avril 2021, était de réfléchir sur les moyens à mettre en application à court termes afin d’améliorer les conditions de vie des prisonniers. Ces échanges ont tourné autour des abus dénoncés dans le rapport de monitoring rendu publique le 23 Janvier 2021, par Caritas développement, CNDH et PPI.

Dans sa demande d’assistance adressée à Caritas Développement Bukavu en date du 28 Janvier 2021, Yusufu Maliki Joseph, recommande au partenaire de mener des actions urgentes pour réduire tant soit peu les conditions de détention à la prison centrale de Bukavu.

 « Construction des toilettes, achats des médicaments, la literie, tuyauterie et vidange des fosses septiques à la prison centrale de Bukavu ;» peut on lire dans le document.

Il renchérit : « la prison centrale de Bukavu connait un déficit de plus de 3 milliards de Franc Congolais de frais de fonctionnement, dont 1 dollars par détenu et par jour. Une dette de 87.915 dollars reste à solder aux commerçants engagés à fournir de la nourriture aux prisonniers. Tout cela parce que les journées de dépôt et les apostolats ne sont pas une garantie pour rationner les détenus, »

Passer de 500 à 1500 détenus

Un surpeuplement très remarquable qui rend la vie difficile à la prison centrale de Bukavu, les DDH crient à l’applicabilité du projet  de désengorgement.

Faisant un état de lieu, la rédaction de votre média, a constaté l’état de délabrement avancé de cette infrastructure carcérale. Des infrastructures datant de l’époque Belge de 1922, avec une capacité d’accueil de 500 personnes. Présentement,  le nombre des détenus s’évalue à plus de 1500, des lits quasiment inexistants. La prison de Kamituga, de Kabare aussi bien que celle de la ville de Bukavu n’ont ni lieu récréatif ni couloir sexuel. Il se dégage que le nombre du personnel voulu à la prison centrale de Bukavu est insuffisant, vieux et sans professionnalisme. Par manque de personnel, l’on est obligé de faire recourt aux capitas ‘’les plus forts’’ qui ne sont autre que des prisonniers.

Le phénomène non-paiement : une monnaie courante en RDC

Sur 4O agents administratifs à la prison centrale de Bukavu, 8 seulement reçoivent un salaire dérisoire. D’où le phénomène de la survie et les détenus qui veulent vivre décemment doivent payer certains frais.

Maitre pascal Mupenda, Directeur de programmes RDC au sein de l’ONG Partenariat pour la Protection Intégrée, salue la grandeur d’esprit du gardien de la prison centrale de Bukavu.

‘’C’est une situation qui est toujours alarmante que nous avons toujours déplorée dans nos milieux carcéraux. Au fait, nous en avons encore palpé du doigt avec l’entretien suivi de la visite au cours de laquelle nous avons constaté que rien ne va, bref les conditions carcérales ne sont pas bonnes. Nous saluons la grandeur d’esprit de la part du Directeur de la prison. Il a été ouvert et  il a évité l’hypocrisie comme le font certaines autorités.’’

A pascal d’ajouter : ‘’nous allons ensemble bousculer pour voir ce qu’on peut faire pour que les choses changent. Mais lui aussi à son niveau, il devra continuer à en parler avec les autorités et faire un état de besoins d’une manière chiffrée  pour qu’ensemble nous cherchions à quelle porte on doit toquer,’’ interpelle Me Pascal Mupenda.

Rappelons que lors de sa détention, Janvier Sanvura Balos aurait réhabilité et équipé l’infirmerie, le laboratoire et la pharmacie mais qui sont actuellement en mauvais état.

Carine Bintu

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