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mardi, août 3, 2021
Actualité

RDC : 4 acteurs de la société civile membres de DYCO-RDC arrêtés à l’ANR Bas-Uele (Patient Bashombe)

Quatre membres de la Dynamique Communautaire pour la Cohésion sociale et le Développement DYCOD-RDC section de Bas-Uele sont arrêtés à l’ANR. Leur crime c’est d’avoir appelé à une journée ville morte le mois de mai dernier. Le coordonnateur de cette organisation de la société civile Me Patient Bashombe alerte. Il exige la libération de ces 4 DDH détenus injustement.

Dans une lettre adressée à la Ministre d’État et ministre de la Justice, garde de sceaux, Bashombe affirme que c’est depuis le vendredi 11 juin 2021 que quatre (4) de ses collègues ont été arrêtés par l’ANR de Bas-Uele pour le simple fait d’avoir appelé à une journée ville morte au mois de mai 2021.

« Je viens vous alerter sur les faits inacceptables de torture et arrestation illégale de mes collègues acteurs de la société civile de bas Uele et membres de la Dynamique Communautaire pour la Cohésion sociale et le Développement DYCOD-RDC », fait-il savoir dans son message.

Ces acteurs de la société civile arrêtés sont Jean Marie EPEKAMA ALABI, Président de la Société Civile Forces vives de Bas-Uele, Didier WAUSSA MAMBULE, Secrétaire exécutif de la société civile forces vives de Bas-Uele, Véronique LEKABUSIA AYOMA, Coordinatrice de la Nouvelle Société civile Congolaise NSCC de Bas-Uele et le Pasteur Theophile GBADI ALIAMBITI, de la composante Confessions religieuses de la société civile de Bas-Uele.

Il regrette de voir que ces DDH viennent d’être transférés Parquet Général de Bas-Uele pour être jugés et jetés en prison.

« Vous noterez avec moi que le fait d’appeler à une journée ville morte n’est ni une infraction pénale ni une faute, mais plutôt une action citoyenne à la quelle recourt les acteurs de la société civile  depuis longtemps pour revendiquer la prise en compte des intérêts de la population. Aujourd’hui comme si cela ne suffisait pas, l’ANR Bas-Uele vient de transférer mes collègues devant le Parquet Général de Bas-Uele pour être jugés et jetés en prison », regrette Bashombe.

Plusieurs organisations demandent que ces acteurs de la société civile soient relaxés sans conditions.

L’organisation de protection des DDH, PPI dans un tweet fait à ce sujet, demande que ces défenseurs des droits humains soient remis en liberté.

 

 

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