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SUD-KIVU : L’arrêt de cours, un danger pour l’éducation congolaise

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Comme prévu en date du  mardi 5 janvier 2021, la reprise des cours dans des écoles primaires, secondaires  et Universitaires n’a pas eu lieu, mais a été reportée à une date ultérieure par les ministères de tutelles sur ordre du Président de la RD Congo.  Le Bureau de la coordination de la société civile et la Nouvelle dynamique de la société civile désapprouve la décision et croient que la fermeture des écoles et universités est une manière des compromettre l’éducation au pays.

Dans les propos rendu public par la Nouvelle Dynamique de la Société Civile, celle-ci recommande à l’observatoire citoyen de désapprouver la décision des autorités qui du reste sont du genre à déstabiliser  le secteur de l’Education en RD Congo. Cette structure citoyenne déplore le fait que les  activités économiques fonctionnent normalement, seule l’éducation des enfants est affectée.

 « Nous  désapprouvons cette mesure des autorités de notre pays qui est en train de détruire petit à petit le secteur de l’éducation. On ne peut pas comprendre que l’on permette l’ouverture des marchés qui occasionnent des rassemblements de dizaine des milliers de personnes sans aucune mesure barrière, » regrette Jean Chrysostome Kijana Président national de la NDSCI.

Le respect des gestes barrières suffit pour lutter contre covid 19 en milieu éducationnel

Quant à Adrien Zawadi, président du Bureau de la coordination de la société civile au Sud-Kivu, la décision du Chef de l’Etat consistant à ordonner la fermeture des écoles et Universités pour lutter contre la deuxième vague de Coronavirus porterait atteinte à l’éducation.

 ‘’Les mesures édictées par le chef de l’Etat ont été saluée par notre structure, car gouverner c’est prévenir dit-il, néanmoins, la réalité sanitaire de Kinshasa n’est pas la même que celle des provinces.  Nos enfants n’ont pas été formés l’année passée, mais on leur avait permis de monter, cela était une atteinte grave à l’éducation et à la formation de nos enfants,’’ regrette Adrien Zawadi

A notre source d’ajouter qu’il faudrait renforcer les mesures barrière pour lutter contre la propagation de la nouvelle vague de coronavirus.

‘’On peut renforcer les mesures barrières pour que les activités scolaires et académiques reprennent, mais dire qu’on va arrêter les activités scolaires alors que déjà l’année scolaire passée s’est difficilement achevée, nous pensons que c’est vraiment injuste,’’ se plaint-il. 

A Adrien de renchérir ‘’la loi doit être équitable, on ne doit pas tolérer certaines activités économiques dans la province et refuser les activités scolaires et académiques,’’ ajoute-t-il.

Depuis décembre 2020 une nouvelle année déjà lancée, s’arrête

Contacté  le professeur docteur Masoka Wamtungabo Bibiche Directrice Général de l’Institut Supérieur de Commerce et présidente des conférences des chefs d’Etablissements  de l’ESU au Sud-Kivu,  appelle les étudiants au calme et pense que la santé passe au premier plan.

’ Nous pouvons dire ici au niveau de la conférence des chefs d’établissent de l’ESU au Sud-Kivu, dans la plus part d’institutions supérieurs et universitaires on avait déjà lancé l’année académique 2020-2021 et quelques jour après nous avions suivi la mesure prise par le Chef de l’Etat demandant de suspendre toutes les activités académiques. Nous ici à l’ISC la mesure prise par le président est respectée jusqu’aujourd’hui. Nous même si recalait, on peut encore réaménager le calendrier académique. Rien n’est perdu la santé d’abord passe au premier plan,’’ a expliqué le professeur Masoka Bibishe.

Pour Roger Matabaro du SYECO, l’arrestation de cours est une question purement politique.

‘’Si réellement Covid-19 est une réalité, nous ne pouvons que nous soumettre, mais nous devrions comprendre que ce dossier est politique. Les assemblées fonctionnent, les marchés et d’autres rassemblement ne sont pas interdits pourquoi seulement les écoles ?’’ s’est-il interrogé.  

La crainte de plusieurs est d’assister à une baisse du niveau d’éducation des enfants. Tout en recommandant au gouvernement Congolais de revenir au bon sentiment, ces structures de la société civile proposent le système d’alternatif de rotation dans des classes pour éviter le risque de contagion de la pandémie.

 Patrick Babwine

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