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SUD-KIVU : Le gouvernement provincial s’engage à prendre en charge les soins des journalistes victimes de la barbarie policière

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Les organisations des défenseurs de droits de l’Homme et la corporation de la presse du Sud-Kivu ont été reçues le 07 décembre 2021, par le gouverneur ai de la province du Sud-Kivu Marc Malago Kashekere. C’est pour tabler sur la question de la barbarie policière dont ont été victimes les journalistes en date du 02 décembre 2021.

Le mardi 07 décembre 2021, les défenseurs de droits humains et l’Union nationale de la presse congolaise se sont entretenus avec le gouverneur ad-intérim de la province du Sud-Kivu sur la question de prise en charge de 9 journalistes victimes de l’agression policière du 02 décembre 2021, lors de l’examen et vote de la motion de censure contre le gouvernement provincial Ngwabidje2.

Pour Darius Kitoka, président de l’union nationale de la presse du Congo en province, les échanges de ce jour ont porté sur les problèmes que connaissent les journalistes victimes de la barbarie policière qui a lieu à l’hémicycle provincial à la date susmentionnée.

« Nous sommes venus nous entretenir avec l’autorité provinciale pour lui poser le problème que les journalistes ont connu le 02 décembre 2021 avec la barbarie policière qui a suivi jusqu’à toucher certains journalistes. Nous avons dit à l’autorité provinciale que c’était une agression ciblée et que nous entant que corporation des journalistes, nous ne pouvons pas rester les bras croisés et que nous allons mener une série d’actions pour que l’opinion sache que nous avons été agressé et que nous ne sommes pas d’accord avec cette situation et que cela devrait cesser et que les coupables répondent de leurs actes conformément à la loi », fait savoir Darius Kitoka.

Bien plus, Darius Kitoka renseigne qu’après des échanges avec l’autorité provinciale, celle-ci a confirmé son accompagnement aux journalistes dans différentes actions qu’ils comptent mener dans le but d’exprimer leur indignation vis-à-vis de l’incident du 02 décembre 2021. Il renchérit que l’autorité provinciale compatit avec les chevaliers de la plumes et a demandé que lui soient collectées et remises les factures que les journalistes blessés ont supportées pour leurs soins par rapport à l’incident produit à l’hémicycle provincial pour une prise en charge par la province.

Quant à l’organe délibérant, l’honorable Jacques Kamanda, rapporteur de cet organe, a joint sa voix à celle des journalistes victimes et a promis de les accompagner dans le seul but de remettre les victimes dans leurs droits.

Il sied de souligner que malgré le soutien du gouvernement provincial et de l’assemblée, le commissariat de la police a laissé à la délégation une fin de non-recevable. Ce qui pousse certains analystes à se demander pourquoi la police peut-elle restée inerte à cette situation qui met en danger la vie de plus d’une personne.

Cependant, d’autres estiment que ce service serait en train de fuir ses responsabilités alors qu’auteur, de loin ou de près, des coups et blessures qu’ont reçus les journalistes en date du 02 décembre 2021 à l’hémicycle provincial.

Pour rappel, 9 journalistes ont été brutalisés, tabassés et blessés (certains par balles) par la police, alors qu’ils étaient en train de couvrir la plénière portant sur l’examen et le vote de la motion de censure qui a déchue le gouvernement Ngwabidje2.

 

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