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samedi, septembre 25, 2021
DDH et Journaliste

Sud-Kivu : Requiem pour la paix 2021, des communautés locales parlent de leurs propres histoires

« J’ai vécu les guerres de l’indépendance, j’ai vécu la guerre de Mulele, j’ai vécu la guerre de 80 jours, j’ai vécu la guerre de l’AFDL jusqu’à nos jours, mais je dois vous dire sincèrement avec les récentes guerres, la femme a été soit victime directe ou victime collatérale car elles étaient violées et les différents belligérants tiraient sur tout le monde et tout ce qui bougeait », a témoigné madame M’Bachou Nyenyezi Marie-Jeanne.

Dans le cadre du plaidoyer par rapport au devoir de mémoire, au devoir d’histoire en faveur des âmes perdues dans les atrocités qu’a connu la République Démocratique du Congo, l’organisation Uwezo Afrika initiative, a réuni différentes couches de la population la soirée du mercredi 08 septembre 2021, au cercle à Labotte, en commune d’Ibanda dans la ville de Bukavu. A la rencontre Autour du feu, des hommes et des femmes ont échangé à travers des histoires et des témoignages sur des guerres qui se sont déroulées à l’est de la RDC.

Pour sa part madame Douce Namwezi, directrice de l’organisation Uwezo Afrika Initiative, a indiqué que cette initiative a deux volets notamment celui de plaidoyer pour les abus des droits humains en RD Congo, mais aussi un volet culturel suite aux chants exécutés pour repos des personnes disparues et pour donner un sens au requiem. Elle informe déjà que bientôt au mois d’octobre va se tenir le deuxième volet culturel.

Douce Namwezi fait savoir que par rapport à l’année passée, la particularité pour l’année 2021 est de faire intervenir les communautés locales pour parler de leur propre histoire afin de fournir des bonnes informations aux générations futures.

« Aujourd’hui on est dans ce devoir de mémoire pour parler, raconter, écouter et apprendre de l’histoire. Cette année on a voulu rentrer au niveau local en faisant participer les communautés qui ont connu ces affres-là, il y a des chœurs qui ont été constitués à kaniola, à Bukavu, à Goma et à Kinshasa pour effectivement parler de la paix et aussi prier à même temps pour le repos des âmes de personnes disparues », a déclaré Douce Namwezi, avant d’ajouter,

« Cette année également nous avons voulu amener les citoyens ordinaires à raconter eux-mêmes leurs propres histoires. Que tu ais vécu la guerre de 1994, 1996, 1998, etc, peu importe le moment où tu as vécu cette histoire, que tu la raconte par tes propres mots et si tu l’aurais écrit qu’on la raconte oralement comme ce soir. Le but c’est qu’il y ait une transmission d’une génération à une autre, » a-t-elle renchéri.

Notre source appelle toutes communautés à une prise de conscience du fait que ces atrocités ont eu lieu, ont été réelles. Elle les invite à s’unir en tant qu’un seul homme pour que ces atrocités ne se répètent plus.

Lire aussi: Bukavu : Une journée nationale pour immortaliser nos morts, un vœu de Uwezo Africa Initiative

Il sied de noter que cette activité a connue la participation de plusieurs personnalités parmi lesquelles celles de la société civile et représentants différentes communautés

Par Bernardin Matabaro

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