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ITURI : l’enrôlement exigé des enfants dans des groupes armés, une inquiétude pour plusieurs

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La place de l’enfant c’est dans la famille et non dans des groupes armés. Cette déclaration est de Jonh Tsongo, défenseur des droits de l’Homme en Ituri, en République Démocratique du Congo, après constat d’une adhésion massive et exigée des enfants dans les groupes armés actifs dans cette partie de l’Est de la RDC.

Dans une interview accordée à deboutrdc.net, ce défenseur des droits humains renseigne que, le recrutement des enfants par des groupés armés actifs dans la province de l’Ituri se fait régulièrement. Ce dernier estime que, le gouvernement tant provincial que national devrait prendre en considération la préoccupante question pour que ces enfants regagnent leurs familles respectives.

Bien plus notre source fait savoir également que, plusieurs enfants qui sont déjà dans des groupes armés grandissent avec un esprit rebelle, ce qui un danger pour toute la communauté congolaise car selon Jonh Tsongo, le Congo risque de devenir un camp des rebelles et un champ de bataille pour ces derniers.

« Plusieurs enfants sont enregistrés dans les groupes armés ADF, Codeco et autres. Ceci est déplorable car entant que DDH, je sais que c’est une violation grave de droit de l’enfant. L’enfant doit rester  dans une famille pour une éducation de base solide afin qu’il ait tout le nécessaire possible dans le seul but de lui garantir un avenir meilleur. Mais ce qui m’inquiète plus c’est de voir comment les enfants sont enrôlés dans des groupes armés et cela, sous l’œil impuissant des autorités. Je pense qu’il est grand temps que le gouvernement congolais protége l’enfant congolais en général et d’une manière particulière celui de l’Ituri », a-t-il dit

Par ailleurs John Tsongo indique que le mouvement continuel des déplacés de guerre provenant de Mungamba,Tilitolo, Bahaha, et d’ailleurs vers Biatako et ses environs demeure observable. Ce dernier indique que, ce déplacement serait dû aux tueries ainsi qu’aux phénomènes de kidnapping  qui sont devenus monnaie courante dans ladite province.

Il sied de signaler que, plus de 470 enfants ont été recrutés dans des groupes armés au cours de l’année 2021 dans la province du Sud-Kivu. Cinquante, d’entre eux, dont douze filles ont été  tués et cent soixante-neuf ont subi des violences sexuelles.  Ces statistiques ont été présentées, le samedi 12 février à Bukavu, par la MONUSCO lors de la célébration de la journée internationale des enfants soldats.

 

 

Délphin Kayilanda

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