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Consolidation de la paix

RDC: Pourquoi deboutrdc.net est resté seul média qui écrit sur Mbobero?

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Le 11 juin 2022, le média en ligne deboutrdc.net a publié un article sur le feuilleton Mbobero. Quelques heures après, un message anonyme a circulé sur les réseaux sociaux  critiquant l’article. Nous avons pensé éclairer le compatriote qui a écrit le message. Avant notre réaction voici le message en question:

Lire: Sud-Kivu : Mbobero, le rêve et le combat continuent

Bjr chers journalistes,
Qui peut nous dire comment deboutrdc est resté presque le seul média qui s’occupe de Mbobero dans trop maîtriser ce feuilleton ?
Comment peut-il affirmer que le mesurage n’avait pas pris fin alors qu'il ne l’avait pas couvert et surtout que plus de 10 radios et télévisions étaient tous les jours avec nous?
Comment il s empêche de dire que les policiers partis en octobre 2021 déguerpir les gens ont été exécuter un jugement de la justice ? Il parle de 7 dossiers en justice, ces dossiers sont où ? Dans quelle juridiction ? A quel moment on parle d’un dossier en justice ?
J’apprends même qu’il y a un avocat qui intervient gratuitement dans ce feuilleton, ce qui est une faute déontologique pour cet avocat  si cette déclaration est vraie.
Je ne sais si certains professionnels des médias sont interdits d’observer leurs règles !
Tout averti connaît le pourquoi d’un tel article à cette date de l’arrivée du roi Belge au sud Kivu, on peut vivre sans mentir !

Lire aussi:  Mbobero : Meurtris, nous continuons notre lutte (Interview)

Voici les réponses aux inquiétudes du lecteur anonyme de cet article du réseau paix pour le Congo en collaboration avec le comité des victimes, publié par debout:

Tout d’abord je vous remercie pour votre attention à ce texte et pour avoir réagi. Personne n’est parfait, c’est pourquoi j’ai voulu considérer les points que vous avez signalés avec le Comité des Victimes, avec lequel je m’étais aussi confrontée pour l’article lui-même.
Tout d’abord, le site l’a publié, mais l’auteur c’est un membre du Réseau Paix pour le Congo, je regrette de ne pas l’avoir signalé. Depuis quelques années je cherche à rester attentive à ce qui se passe à Mbobero : lieu qui me semble en même temps théâtre d’une grande injustice et laboratoire d’un pays nouveau.
Ce que vous dites du fait que Debout RDC serait resté presque le seul média qui parle de Mbobero devrait être nuancé, car même une certaine partie de la presse internationale continue à donner sont attention à cette situation.
A. Concernant le remesurage : les demandeurs de ce remesurage étaient le Comité des victimes, à Goma, lors de l’entretien qu’ils ont eu avec Mma Olive Lembe Kabila. La convention du départ était l’utilisation du croquis datant de 1953. Comme les représentants de la famille Kabila ont voulu changer ce croquis avec celui de 2018, les victimes se sont retirées, surtout que ce dernier croquis constituait lui-même le problème. Elles ont estimé que le procès-verbal que vous avez conçu ne doit pas les engager. Les parties de Murhundu et Mbiza que vous-mêmes vous étiez conscients d’avoir perdues lors du remesurage devant toutes les victimes et d’autres personnes présentes lors de l’exécution de ce travail, la famille de Kabila continue à les détenir, et pourtant le Directeur de Cabinet de Madame Olive avait dit en swahili : « Mkate vyuma kule : haiko tena kwetu ! ».
B. Vous dites que les policiers partis le 27 octobre dernier matin avec des Pomba Solution
attaquer violemment les familles restées dans l’enclos dit de Mr. Kabila en pillant tous leurs
biens ont agi dans la légalité. C’est vraiment étonnant, car :
– Nulle part n’est dit que cette violence soit permise par la loi sur des personnes
inermes tirées de leur repos nocturne ;
– Nulle part la loi ne permet le pillage des biens des familles déguerpies ;
– Déguerpissement ne veut pas dire démolition : or, leurs maisons ont été démolies ;
– Aucun mandat de déguerpissement n’est possible tant que la famille jugée en tort par le
tribunal n’a pas épuisé son recours selon les trois niveaux prévus par le système juridique du
pays – et le recours en Cour d’Appel était en cours. L’autre famille contre laquelle la Famille
Kabila avait porté plainte, avait vu reçu un jugement favorable de la part du Tribunal de
Grande Instance de Kavumu (R.C. 459) : elle aussi a été déguerpie. C’est la loi des puissants
contre les démunis.

C. Quant aux sept dossiers en justice, ils se trouvent au Tribunal de Grande instance de
Kavumu (R.C. 631 ; R.P.A. 134 ; R.P. 1005…). Ils ont été cités lors de l’Assemblées de
Victimes du 15 mai 2022. Ils sont même plus de sept :

1. La Plainte à charge de l’Hon. Joseph Kabila Kabange pour « Destruction Méchante,
Pillage, Coups et Blessures, Torture, Crime Contre l’Humanité par Viol et par Meurtre »,
déposée à Kavumu et au Parquet Général près de la Cour de Cassation à Kinshasa le 24
juin 2020.

2. Mme Olive a ensuite accusé deux familles, Kameme et Karubandika, sous le R.C. 458 et
R.C. 459.
3. Le recours de la Famille Karubandika en Cour d’Appel, contre la sentence en sa
défaveur (R.C. 6098)
4. « Suspicion légitime » à la Cassation de Kinshasa, plainte présentée par la Famille Kabila,
dans le but d’envoyer le dossier à une juridiction autre que celles du Sud-Kivu et du
Grand Kasaï (R.R. 3690).
5. La « Tierce opposition », par rapport au dossier en question (R.C. 580/458).
6. Plainte de la Famille Kabila contre les gens qui ont fait la tierce opposition, y compris le
greffier et des victimes de Mbobero (R.P. 1005, pris en délibéré au Tribunal de
Kavumu).
7. Le dossier concernant les actes de vente (R.P.A. 134)
8.  Le R.C. 631, qui a été débattu ce 29/6 à Kavumu.

D. Concernant la faute déontologique que leur avocat aurait commise en accompagnant
gratuitement les victimes, vous pouvez lui poser directement la question.
E. La coïncidence temporelle de l’article avec la venue à Bukavu du Roi des Belges a été
fortuite.
Pour conclure, au-delà de ces points, je remarque que vous ne contestez pas le problème de fond.
Merci de l’attention et de laisser toujours la porte ouverte au dialogue. Ce que j’ai perçu auprès de
ces familles éprouvées est la permanente disponibilité à trouver une solution qui honore les deux
parties. Personne ne peut être content de voir son frère, ou son père, ou sa mère, humiliés,
misérables et piétinés par l’injustice au profit des puissants.
Voici en video le dossier mbobero

Réseau Paix pour le Congo, avec des Représentants des Victimes

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