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SUD-KIVU : Assassinat de l’activiste Michael Shukuru, PPI condamne cet acte et exige des enquêtes

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L’organisation de défenseurs des droits humains Partenariat pour la Protection Intégrée condamne avec la dernière énergie le meurtre de Michael Shukuru membre du collectif des mouvements citoyens Amka Congo. Le corps de cet activiste des droits humains a été ramassé la matinée du 15 janvier 2022 et les causes de sa mort restent jusque-là inconnues.  

Le samedi 15 janvier 2021, Michael Shukuru activiste au sein du mouvement citoyen Amka Congo a été retrouvé mort dans la ville de Bukavu, et son corps jeté dans un canal d’eau sur avenue sur avenue industriel.

Pour Maitre Pascal Mupenda, directeur des programmes RDC de l’organisation de défense des droits humains de Partenariat pour la Protection intégrée (PPI), c’est triste d’apprendre un nouveau cas d’assassinat commis contre un activiste des droits humains à Bukavu. Il condamne l’assassinat de Michael Shukuru et renseigne que la situation des activistes et défenseurs des droits humains commencent à être inquiétante dans la province du Sud-Kivu en général et dans la ville de Bukavu en particulier car il ne se passe plus un mois qu’une agression ou une menace contre eux ne soient pas signalées.

« Nous condamnons présentement le fait qu’il y est une fois de plus un activiste des droits humains qui vient d’être ôté la vie et jusque-là les conditions dans lesquelles il a été tué demeurent floues parce que comme tous nous l’avions appris, il aurait été ramassé dans un caniveau malheureusement sur avenue industriel, une situation qui laisse du froid au dos parce que jusque-là on ne sait pas de quoi il s’agit. Michael Shukuru du mouvement citoyen Amka Congo dont son corps a été ramassé et pour nous ce meurtre ne doit pas rester impuni », renseigne-t-il.

Par ailleurs Me Pascal Mupenda fait savoir que c’est inadmissible que les cas de meurtre et d’assassinat des défenseurs de droits humains continuent à être enregistrés en province du Sud-Kivu alors que cette province détient un élément  juridique portant protection des DDH et des journalistes.

« L’Etat devrait prendre toutes ses responsabilités pour que l’on ne puisse pas continuer à compter les cas de décès ou de meurtre ou d’assassinat des activistes des droits humains au Sud-Kivu particulièrement dans une province ou nous avons un édit provincial portant protection des défenseurs de droits humains et de journalistes, cela est inadmissible », fait-il savoir.

Signalons qu’en date du 05 janvier 2022, c’est la journaliste Charline Kitoko qui a été fraichement assassinée par son mari à Kamituga, alors qu’elle revenait d’une fête organisée par sa radio, mais jusqu’à présent, le bourreau reste impuni.

Hortense Zabona.

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