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SUD-KIVU : Droits humains, 37 cas de violations des droits de DDH documentés par PPI dont 5 assassinats

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Rendre professionnelles la police, l’armée et l’ANR telles que promis lors de son investiture comme Président de la République le 24 janvier 2019, afin que cessent toutes les menaces, bavures et comportement mal sain de la plus part des éléments de ces services au nom de la promotion et de la jouissance des droits universellement garantis est l’une des recommandations formulées par l’organisation de défense de droits humains Partenariat pour la Protection Intégrée, PPI, dans son rapport de monitoring des violations et abus des droits des défenseurs, des journalistes et médias en République Démocratique du Congo.

Rendu public le jeudi 17 février 2022, ce rapport renferme plusieurs cas de violations sous toutes ses formes et abus à l’égard des journalistes, défenseurs des droits humains voire, des médias en RD Congo, un pays qui garantit la liberté d’expression et des manifestations à ses citoyens.

Dans son rapport, PPI constate que malgré l’approche garantissant la liberté d’expression et de manifestation, l’on remarque que les droits des acteurs sociaux, des journalistes, des activistes pro-démocratie et des DDH en général continuent à être foulés aux pieds et cela sous l’œil impuissant des autorités compétentes vu la multiplicité des cas pour le mois de janvier 2022.

« Dans le cadre de sa mission, chaque mois, PPI publie un feuillet de monitoring considéré comme un thermomètre de la situation des droits des défenseurs des droits humains (DDH) et des journalistes en République Démocratique du Congo. Au cours du mois de janvier 2022, PPI a documenté trente-sept (37) nouveaux cas des violations des droits des défenseurs des droits humains, des journalistes et des médias en République Démocratique du Congo », peut-on lire dans ce rapport.

Bien plus, Partenariat pour la Protection Intégrée constate avec amertume qu’au-delà des arrestations arbitraires, des différentes répressions de manifestations, du musèlement de la presse et de multiples détentions, des assassinats ont fait la une ce mois de janvier. Au moins cinq activistes ont perdus la vie sur l’étendue du territoire national, et cela dans seulement deux provinces qui sont notamment le Nord-Kivu et le Sud-Kivu.

Pour la province du Nord-Kivu, deux cas d’assassinats ont été enregistrés à l’occurrence un militant du mouvement citoyen Lutte pour le Changement assassiné lors d’une manifestation à Beni et un artiste engagé kidnappé puis retrouvé mort dans la ville de Goma. Au Sud-Kivu, trois cas d’assassinats ont attirés l’attention de cette organisation. Il s’agit notamment d’un militant du collectif Amka Congo tué dans la ville de Bukavu, une journaliste de la Radio-Télé Vision Shala achevée par son mari à Kamituga et une activiste des droits humains fusillée par son époux à Minova.

Toutefois, cette ONGDH fait état de plusieurs journalistes, artistes engagés et défenseurs des droits humains vivant sous menaces dans le cadre de leur métier et cela dans presque toutes les 26 provinces que compte la RDC.

Il sied de noter qu’étant une organisation de droit congolais à mandat régional œuvrant pour la promotion de la paix et la protection des défenseurs des droits humains, Partenariat pour la protection Intégrée, PPI, en sigle demande à la justice congolaise de rendre justice aux cinq défenseur(e)s assassiné(e)s au cours du mois de janvier 2022 et aux autorités de mettre en place des mesures efficaces de non répétition pour permettre aux défenseurs d’exercer leur métier en toute sécurité.

Hortense Zabona

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