+243 859 360 592 info@deboutrdc.net
????????????????????????????????????
ActualitéConsolidation de la paixDDH et JournalisteJustice

SUD-KIVU : Le prix Nobel Denis Mukwege se prononce après la condamnation de l’assassin de sa collaboratrice Anne-Marie

134views

Après le prononcé du jugement par le tribunal militaire de garnison d’Uvira condamnant le capitaine FARDC, Jérémie Saleh Bin Saleh, auteur du meurtre d’Anne-Marie Buhoro, le prix nobel de la paix 2018, le docteur Denis Mukwege est satisfait du jugement rendu. Il l’a fait savoir dans un communiqué rendu public le lundi 14 février 2022.

Le verdict du procès d’assassinat de la défenseure des droits humains Anne-Marie Buhoro a été rendu le 11 février 2022 par le tribunal militaire de garnison d’Uvira au Sud-Kivu. Ainsi le capitaine Jérémie Saleh Bin Saleh a été condamné à perpétuité avec comme amende 25000 dollars américains en termes d’indemnités à la famille de la défunte. Ce jugement a été salué par le président du conseil d’administration de la fondation Panzi, le docteur Denis Mukwege.

Quoique le docteur Denis Mukwege rappelle que rien ne pourra remplacer la vie d’Anne-Marie Buhoro, il renseigne néanmoins que la fondation Panzi se sent quand même soulager par cette décision qui est venue venger la mort de leur collègue par voie de la justice.

«  Au nom de la lutte que nous menons depuis longtemps pour l’avènement d’une justice équitable pour tous, nous saluons le jugement rendu le 11février par le tribunal militaire de garnison  d’Uvira. Rien ne pourra remplacer la vie de notre collaboratrice mais la condamnation de son bourreau à la peine  la plus lourde envoie un message fort de la justice militaire », a-t-il fait savoir.

Tout en saluant également le fait que le tribunal militaire ait reconnu la responsabilité de l’Etat congolais dans la commission de ce forfait, et de l’avoir condamné solidairement avec l’auteur au payement des dommages-intérêts à la famille de la victime, le prix Nobel congolais indique que les militaires ont la charge de protéger la population et le pays et non la vocation de devenir une menace pour les civils. Il insiste que le port d’une arme à feu ou d’un uniforme militaire ne donne à personne le droit d’arracher la vie à son semblable.

Enfin, le président du conseil d’administration de la Fondation Panzi estime que non seulement l’assassinat d’Anne-Marie devrait constituer une mobilisation de tous contre les violences domestiques et conjugales mais démontre aussi l’impératif d’envisager une certaine réforme du secteur de la sécurité, notamment grâce à l’assainissement des forces de sécurité et de défense et à la mise en place de mécanismes de vérification des antécédents en matière de droits humains de ceux qui postulent dans les services publics.

Maguy Bapolisi

 

Leave a Response