Environnement : Du cacao pour sauver le PNKB et nourrir des communautés riveraines

Une vingtaine d’acteurs impliqués dans la protection de l’environnement discute de la possibilité pour des chaines de valeur agricole d’appuyer la protection du parc national de Kahuzi. Ils se sont réunis dans la salle de réunion de WCS, le 22 janvier 2026 dans la ville de Bukavu, sur avenue du Tanganyika. C’est dans le cadre du projet : Accès direct au marché régional, transformation locale du cacao biologique de spécialité des 132 ménages d’agriculteurs et riverains du Parc National de Kahuzi-Biega. Ce projet est mis en œuvre par le consortium Coopérative Amkeni Mkulima, Eka Agriculture et Innovation EKAGRI, ADIFE et CEAM.

Du cacao pour sauver le par cet gérer des revenus pour les communautés

Le projet vise à renforcer la transformation locale du cacao biologique de spécialité et à faciliter l’accès des producteurs aux marchés régionaux, tout en contribuant à l’amélioration des conditions de vie de 132 ménages agricoles vivant dans les zones riveraines du PNKB. Il est mis en œuvre dans les territoires de Kalehe et Walikale, précisément dans les villages de Bunyakiri, Maibano, Nyamirera, Kabenga et Musenge.

Cette initiative s’inscrit dans une approche intégrée conciliant développement économique local, création d’emplois et préservation des ressources naturelles, en réduisant la dépendance des communautés vis-à-vis des activités nuisibles à l’écosystème du parc.

L’ICCN promet son appui

Le Directeur Chef de Site du PNK-B, Docteur Arthur Kalonji, a recommandé à ses hôtes, entre autres, de bien réajuster leurs activités en précisant leur apport à l’autosuffisance économique des communautés riveraines du parc qui interagissent dans le cadre de ce projet.

Répondant à la question de savoir qu’est-ce qui rassure la pérennité des activités post-projet, Thierry Munga Mwisha, coordonnateur du consortium rassure que les activités seront pérennes car la coopérative Amkeni n’existe pas avec ce projet de la GIZ.

« La coopérative Amkeni existe et fonctionne depuis longtemps à Bunyakiri. La coopérative est une entreprise qui est toujours à la quête de l’argent. Et après le projet, les séances de capacitation continueront à être donner aux bénéficiaires du projet », rassure Munga.

Valorisation des produits issus de la transformation locale

La séance s’est poursuivie par une présentation et une dégustation des produits transformés à base de cacao biologique, notamment des tablettes de chocolat, du beurre de cacao, des graines et de la poudre de cacao, ainsi que des huiles essentielles de patchouli. Cette démonstration a permis d’illustrer concrètement le potentiel économique et la valeur ajoutée de la transformation locale.

Les participants ont recommandé au consortium de rester en contact avec le PNKB et de ses partenaires pour une coordination d’efforts.

Le consortium a exprimé sa volonté de formaliser un partenariat durable avec le PNKB : « nous émettons l’envie d’être reconnu comme partenaire régulier du parc ; d’obtenir l’autorisation de mentionner le PNKB sur les étiquettes des produits issue du cacao ; de bénéficier de l’appui du PNKB pour le marketing et la sécurisation du circuit de commercialisation », a sollicité Thierry Munga.

Signalons qu’avec ce projet, 132 ménages d’agriculteurs et riverains du PNKB dans les territoires de Kalehe et Walikale seront formés sur la transformation locale du cacao et auront un accès direct au marché régional.

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