MSF dénonce l'insécurité à Maniema

RDC/ Maniema : MSF dénonce les violences contre les populations civiles à Salamabila

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Dans son communiqué de presse du 19 novembre 2020, Médecins sans frontières dénonce les difficultés dont sont victimes  les populations civiles maltraitées par des groupes armés dans le Maniema précisément à Salamabila. Pour cette structure humanitaire, la situation de ces populations provoque de la grande nostalgie.

La grande peur est la répercussion de ces bestialités sur la santé des personnes qui en sont victimes :

«Dans la nuit du 11 novembre, deux civils blessés par balle ont été pris en charge dans des centres de santé appuyés par MSF dans la zone de santé de Salamabila, dans la province de Maniema. Une troisième personne, blessée par arme blanche, a été reçue le lendemain matin, ainsi que des personnes survivantes de violences sexuelles. Ces violences  récurrentes  de lourdes conséquences sur la santé physique et mentale des populations civiles qu’elles affectent, » peut on lire dans un communiqué de presse de MSF.

 

Encore inquiète, MSF constate l’activisme des hommes armés dans ces multiples atrocités dont sont victimes ces populations entre autres : les violences sexuelles, les tueries et autres et demande l’implication judiciaire dans ladite situation.

« Présente à Salamabila depuis 2018, MSF a pris en charge près d’un millier de personnes survivantes en 2020. La prévalence de ces violences sexuelles par des hommes armés est une préoccupation majeure dans cette région, tant pour la population que pour le personnel soignant, en charge de leur rétablissement physique et psychologique. Les violences sexuelles peuvent conduire à la stigmatisation et l’exclusion des personnes ayant survécu. Quelle que soit l’issue juridique de chacun de ces incidents déplorables, tout doit être mis en œuvre pour que cela cesse, »

Dans ce même cadre d’idée médecins sans frontières lance un appel à tous les organismes et acteurs humanitaires à la mobilisation pour essayer de venir en aide à ces nombreuses victimes des horreurs dans cette partie du pays.

« Les civils doivent, avant tout, être protégés de tout type d’abus et de maltraitance. MSF invite tous les acteurs humanitaires spécialisés dans les questions de protection des populations à se mobiliser et renforcer les services à offrir à des communautés trop longtemps négligées, »

Pour rappel, la situation sécuritaire sur la majeure partie de la RDC dégénère du jour au lendemain. L’insécurité bat tout son record à l’Est du pays causant ainsi plusieurs morts créant ainsi des déplacés de guerre sur tout le territoire national.

Hortense Zabona  

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