SUD-KIVU :Non au musellement de la presse (journalistes)

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Les journalistes en pleine formation dans l'objectif de lutter contre la dépénalisation des délits de presse

La protection des journalistes et les défenseurs des droits humains en général demeure l’une des préoccupations majeures de l’organisation Partenariat pour la Protection Intégrée (PPI) en RDC. C’est dans cette ambiance de satisfaction et de décision que s’est clôturé le vendredi 16 octobre un atelier de 4 jours  avec un dialogue franc entre les journalistes et un panel d’autorités, judiciaires, sécuritaires et des DDH.

Les hommes de la presse étaient outillés sur les notions du plaidoyer-lobby et communication pour la protection et sécurité des journalistes en province du Sud-Kivu.  Ce dialogue a porté sur la question épineuse de la dépénalisation des délits de presse, la subvention des médias, la question emblématique d’imputations dommageables ou diffamation, propagation des faux bruits ainsi que l’atteinte à la sûreté de l’Etat dont sont régulièrement accusés les journalistes.  Le dossier lié à la taxe dite d’exploitation d’une station radio et TV perçue par l’ANR auprès des médias, était longuemen débatue.

Pour le chef technique à l’Agence Nationale de Renseignement ANR, ces frais ne doivent pas être considérés comme taxes ni impôts, mais plutôt ils sont légaux, car fixés par décision de l’Administration Générale à Kinshasa.

Les journalistes présents à ces assises pensent que cette opportunité était d’or et louable, car ils ont cette fois-là, parlé d’eux-mêmes en discutant sur leurs conditions de travail.

’Je dirai que nous avons beaucoup appris dans cet atelier. Nous avons fait connaissance de plusieurs lois qui protègent le journaliste, lois auxquelles les magistrats ne faisaient pas allusion. Nous avons aussi appris que le journaliste doit personnellement savoir se protéger et sécuriser ses confrères, ‘’  a confirmé Gloire Ushindi journaliste à Vision Shala

A la fin de cet atelier une série des recommandations a été formulée à l’intention de ce panel d’autorités. Les journalistes demandent une mise en place d’un cadre trimestriel d’échange entre médias et autorités.

Ils ont aussi demandé à l’ANR de prouver la légalité de ces frais perçus annuellement auprès des médias.

‘’A l’ANR de porter à la connaissance des médias les dispositions de la nomenclature des taxes, impôts et redevances en RDC auxquelles se fonde la décision de l’AG de l’ANR pour fixer les frais sur l’exploitation d’une radio et TV. Au parquet de recourir en cas d’un dossier judiciaire concernant un journaliste dans l’exercice de sa profession, aux lois spéciales régissant la presse. Aux gouvernants de garantir la protection des journalistes et la liberté de la presse dans la province du Sud-Kivu. Subventionner les médias pour contribuer à leur équilibre financier,’’ peut on lire dans le cahier des Charges.

Suivre la lecture du cahier de charges des journalistes

Tous les participants dans cet atelier souhaiteraient entendre que certaines dispositions portant atteinte à la liberté de la presse, soient abrogées. 

Patrick Babwine

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