Du le départ au retour du front, des hommes porteurs d’armes et tenues militaires sont accusés d’avoir commis des atrocités sur leurs passages dans le territoire de Kalehe, dns l’Est de la RDC. Les médecins témoignent avoir vécu les actes de ces scènes barbares de présumés éléments des forces de l’ordre à Nyamukubi dans la province du Sud-Kivu. Des femmes et filles violées et d’autres portées disparues par ces hommes armés.
Selon les témoignages, les plus macabres de ces actes se sont déroulés ce mercredi 05 Février 2025. Ces porteurs d’armes ont fait beaucoup de dégâts sur toutes femmes et filles qu’ils ont croisées sans tenir compte de l’âge ni du consentement, rapporte les témoins.
‘’Qu’elle soit vieille, femme mariée, jeune fille ou fillette, ils violaient sans pitié ici. Il faut voir. Nous avons reçu beaucoup de cas de violences sexuelles commises par des hommes en armes et vêtus en tenue militaire. Ils passaient dans tous les quartiers et villages proches de la route pour traquer les filles et les femmes. Ils sont arrivés aussi à notre hôpital voulant se faire soigner leurs blessures mais il n’y avait plus de médicaments. Ces militaires ont commencé à tabasser le personnel soignant’’, renseigne un médecin de Kalehe qui a requis l’anonymat.
D’autres sources renseignent que ces hommes en armes sont parvenus à passer dans les familles, ravissant les femmes à leurs maris. La destination de ces femmes reste inconnue.
‘’J’ai appris que les militaires ont ravi une jeune épouse à son mari pourtant ils venaient de se marier il y a un bout de temps. Ils sont partis avec cette femmes à une destination inconnue. Il y a trois autres cas pareils que j’ai appris’’, témoigne un habitant de Nyamukubi.
Signalons que nos sources dans ces entités ont confirmé que ces actes étaient devenus une habitude dans cette zone où les affrontements se multiplient. Elles ajoutent que les plus graves de ces hostilités ont débuté à partir du mardi 04 février, après des affrontements qui ont opposé les FARDC-Wazalendo aux rebelles du M23/RDF dans les agglomérations de Nyabibwe. Après la bataille, les hommes armés auraient fait un « repli stratégique » vers les villages supposés un peu calmes. C’est là que les pires de ces violences se sont observées, révèlent les habitants de Kalehe.
Amisi Musada Emérite
