BUKAVU: Le manque de reconnaissance foncière, une épine dans le dos des peuples autochtones

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Peuple autochtone/ photo Hortense Zabona

C’était dans effervescence  de la célébration de la journée internationale des peuples autochtones, qu’une conférence était animée lundi 17 août dans la salle Concordia  à  la Cathédrale notre Dame de la Paix dans la ville de Bukavu. Sous un thème: la vulnérabilité économique comme facteur de discrimination de la femme autochtone en RD. Congo que cette journée a été commémorée.

Pour Madame Espérance Binyuki Nyota, coordonatrice de l’UEFA, cette journée est une forme de plaidoirie adressée au gouvernement  Congolais qui semble oublier le peuple autochtone qui autres fois avait comme milieux la forêt. Surtout en cette période de la pandémie à Covid-19, le gouvernement congolais n’a pas tenu compte de la situation économique chaotique dans laquelle vivent les pygmées et les a abandonnés à leur triste sort. Cette organisation lance un appel aux tenants du pouvoir de prendre en compte les problèmes qui frappent ces peuples et d’essayer de trouver une solution palliative à leur situation.

 “Nous sollicitons la reconnaissance des droits liés à la terre à l’égard des peuples autochtones de la République Démocratique du Congo en général et du Sud-Kivu en particulier car ces peuples sont tellement confrontés au plus grand problème qui est ce manque de reconnaissance foncière. A ce problème s’ajoute le niveau économique très bas pour ces peuples. Surtout en cette période pandémique, ils sont voués à la contamination d’autant plus que n’ayant pas des moyens pour se protéger, il y a déjà un grand risque de contamination. Cette situation les place dans un système de  vulnérabilité excessive,”s’indigne Espérance Binyuki Nyota, coordonatrice de l’UEFA

Présent à cette conférence, le ministre des affaires foncières Ndingaya Ngezi dit la Fantaisie manifeste une certaine satisfaction à l’égard de l’organisation en question et promet de prendre en compte les revendications de ces peuples autochtones et leur reconnaissance parmi tant d’autres:

“Nous avons retenus toutes les préoccupations des peuples autochtones et nous en tant qu’autorités nous allons faire rapport à la hiérarchie pour essayer de trouver une réponse aux différentes requêtes de ces peuples,”

L’un des participants témoignant de leur manière de vivre  semble contrarié par la situation dans laquelle se trouve la majorité de ces pygmées surtout pour les femmes

“Nous les femmes sommes plus exposées à nombreux problèmes qui frappent notre communauté autochtone d’autant plus que nos maris n’ont pas de travail. Nos enfants non plus ne peuvent pas aller à l’école faute des moyens. Nous sommes aussi confrontées au grand défis qui est l’avortement car nos dos portent plus des bagages que nous sommes plus fatiguées de cette situation malsaine

Pour rappel, la journée internationale des peuples autochtones célébrée le 9 août de chaque année au niveau international, a été instituée en 1994 par l’assemblée générale de l’ONU, avec comme but principal de venir en aide aux peuples autochtones de tous les 5 continents du monde vue la vulnérabilité dont sont victimes ces derniers.

Hortense Zabona

 

 

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