BUKAVU : Le manque d’une bonne justice Le peuple de Bukavu trahi par ses propres dirigeants(David Mubalama)

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Après la famille chassée brutalement dans leur maison, acte qui aurait couté la vie à un pauvre père de famille qui avait sauvagement été abattu, vient la phase des locataires de la mairie sur cercle Hippique.  Communément connu sous le nom de ‘’ma Cheval’’ 48 familles seraient contrées de libérer sans préavis leur logis et passent leurs nuits dehors sous les intempéries. L’opération de démolition commanditée par certaines commissionnaires serait déjà à pieds d’œuvre.

 Selon des sources concordantes, les commissionnaires qui ont pour tâche, la vente des maisons et parcelles se trouvant sous la gestion de la mairie y passent leurs journées en train de discuter le prix de parcelles avec les preneurs et cela au mépris des occupants. Elles renseignent que, ces pauvres mamans sans défense font leur dernier recours auprès de leurs élus pour tenter trouver gain de cause et être remis dans leur droit. Plusieurs noms sont cités dans l’implication de ces sales besognes.

« Nous vivons là où se trouve les box dites des chevaux  à plus de 48 familles. Grande fut notre surprise de voir venir quelques personnes voisines que nous maitrisons parfaitement et qui viennent démolir nos maisons. On nous disait que c’est le maire qui voudrait construire pour les agents de la mairie, mais nous voyons les commissionnaires venir discuter les prix à notre présence. Les box en soit ont leur prix et les grandes maisons ont aussi les leurs. Nous n’avons jamais vu le maire personnellement moins encore sa délégation venir nous dire qu’ils veulent entamer des travaux pour que nous nous apprêtions. C’est seulement le voisin Safari Katintima qui nous fait souffrir. Il arrive avec les voyous du quartier et hier ils ont démoli une maison’’

s’exclame avec amertume une occupante de l’une de box convoitée au cercle Hippique, qui a requis l’anonymat.

Charlotte, une vieille de troisième âge  implore l’intervention des élus, pour lui cet acte est une surprise désagréable conduisant à la destruction de leurs maisons dans la violation grave de droits de l’homme.

‘’Les commissionnaires ont établi le pris de chaque concession, après c’est une pancarte que nous avons vu érigé ensuite l’entreposage des matériaux des constructions et en fin ils procèdent à la démolition des nos box tout en nous injuriant et déverser des matières fécales sur nos maisons et dans la cours. Ils nous humilient et disent que nous n’avons aucune valeur, car nous sommes de Maibobo et ils vont nous donner 100$,’’

se plaint-elle.

Pour d’autres, la mairie en complicité avec certaines autorités, veulent effacer les traces laissées par le propriétaire de la maison qui était l’homme blanc. A nos sources d’insinuer que, chaque mois elles payent la mairie par l’entremise de ses agents qui les enregistrent dans un cahier, mais aucune quittance ou reçu n’est octroyé en contre partie.

Voulant avoir la version des honorables députés et leur position pour défendre la cause de leurs électeurs, David Mubalama, l’élu de Walungu, pense que c’est inadmissible et pense que plusieurs familles à Bukavu sont victime de la mauvaise justice qui souvent est mal rendue.

’A Panzi cette famille a été victime d’une mauvaise justice et je décrie beaucoup ça. Parmi ce qui insécurise dans la ville de Bukavu, il y a un mauvais rendement de la justice. Comment comprendre qu’après qu’on est tué lâchement un père de famille on puisse venir occuper la maison. Comment on peut vendre et déguerpir les occupants sans suivre des procédures ? Nous assemblée on devrait prendre cette question en main et dans l’urgence,’’

propose David Mubalama.

Notre source pense qu’on devrait faire appel au ministre de la justice, et au parquet, mais dans le cadre de la collaboration. Pour Mubalama, plusieurs familles sont innocentes et victimes du banditisme dans la ville de Bukavu.

L’élu propose aux membres de la société civile de rassembler tous les cas et le couler sous forme de mémorandum à déposer à l’assemblée provinciale.  Ces mémo constitueraient un soubassement pour les députés et leur faciliteraient d’effectuer des enquêtes.

Patrick Babwine

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