BUKAVU : le maire Bilubi menace  une équipe de contrôle de la territoriale

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Le feuilleton mauvaise gestion du Maire de la ville de Bukavu, Bilubi Ulengabo continue à parler de lui. Pendant qu’une pétition circule pour  demander sa démission, le maire menace le responsable d’une mission de contrôle qui s’’est tenue à la mairie du 21 Novembre au 21 Décembre 2019.

Dans une plainte en charge du maire, le directeur de l’inspection principale  de la Territoriale pool VIII (Maniema, Nord-Kivu et Sud-Kivu) Méthode Nyamwaba, chef de cette mission, le maire lui intime l’ordre de lui envoyer le draft du rapport avant de le déposer à qui de droit. Ce qui est une violation de la procédure et un péché contre la déontologie, estime Nyamwaba. Face à son refus, le maire de la ville promet à Nyamwaba  de lui montrer qui il est, et de lui faire fuir la ville.

 «  A ma désagréable surprise, ce mardi 14 Janvier 2020 vers 14h 09 minutes, pendant que jetais à mon bureau sis au gouvernorat du Sud-Kivu devant témoins à qui j’accordais une audience, j’ai reçu un appel du maire Bilubi Ulengabo Meschac. Dans sa communication, après m’avoir demandé sous un ton désobligeant si mon rapport de mission était déjà déposé et reçu  ma réponse qu’il  ne l’était pas encore car en pleine finalisation, Monsieur Bilubi Ulngabo Meschac m’a intimé l’ordre de lui soumettre le, draft dudit rapport avant sa transmission et  que faute de satisfaire à cette condition, il me fera fuir la ville et saurais qui est-il », peut-on lire dans cette plainte parvenue à la rédaction de deboutrdc.info.

Pour méthode Nyamwaba, cette communication est une menace car ajoute-il  ce fait est prévu et puni par les articles 159 et 160 du code pénal livre II. L’article 160 de ce code stipule :

« La menace verbale faite avec ordre ou sous condition ou la menace par geste ou emblèmes d’un attentat contre les personnes ou les propriétés punissable d’au moins cinq années de servitude pénale sera punie d’une servitude pénale de huit jours à un an et d’une amende de vingt-cinq à deux cents zaïres ou d’une de ces peine seulement ».

Face à cette menace,  Nyamwaba demande que les autorités ayant la sécurité dans leurs attributions de lui garantir la sécurité et au procureur  d’ouvrir une action judiciaire contre Bilubi.

« Je vous serais gré, respectueux Procureur général, d’ouvrir une action judiciaire contre le susnommé et demande à toutes les autorités qui me lisent en copie de me garantir la sécurité ainsi que celle de mes coéquipiers  qui ne seraient pas à l’abri », plaide l’inspecteur Méthode Nyamwaba.

Contacté, le maire de la ville n’a pas accepté de prendre notre téléphone.

Thérèse Ahana

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