SUD-KIVU : Massacres de Kaniola, la MONUSCO pointée du doigt (Témoignages)

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message clé à Kaniola lors de la commémoration de 14e anniversaire des massacres de Kaniola

Pour le mal que Subit la population du Kivu et plus particulièrement celle de Kaniola, la MONUSCO serait pointée du doigt et est accusée de complicité dans les massacres de Kaniola et dans d’autres coins de l’est en RDC. Selon différents témoignages des victimes et de la notabilité de Walungu, pensent il n’y a plus de doute pour confirmer l’implication des forces des Nations Unies dans les massacres enregistrés dans ce territoire.

Selon plusieurs témoignages, ces forces auraient contribuées en terme d’alimentation, d’armement car decouvert dans différentes bases militaires des assaillants, précisent des témoins au cours d’une conférence débat organisée par l’ASODEKA.

Polycarpe Bushenyula élu de la circonscription électorale du territoire de Walungu et natif du groupement de Kaniola, encourage l’initiative, tout en remerciant ceux-là qui ont les cœurs dans ce milieu. Cet élu se réjouit de voir que la lutte qu’il avait personnellement commencé, d’autres en font les siens. Il promet travailler et porter la voix très haut pour que l’Etat de droit soit restauré dans le Bushi et au Sud-Kivu en général.

’J’encourage tous ceeux qui peuvent aider ce groupement à obtenir la réparation réelle. Il y a eu des massacres directs et indirects et cela à affecter tout le territoire. Les gens ont perdu leur pieds c’est horrible, nous ne cesserons pas de hausser la voix surtout que Kaniola était oublié dans le Rapport Mapping. Dans notre travail, nous allons faire un andin dôme pour que la voix de Kaniola soit suivie. Autant pour la situation de Makobola, Kasika, Kaniola ; les députés provinciaux ils doivent toujours s’exprimer,’’ rassure Bushenyula Lukanga Polycarpe député provincial élu de Walungu.

Ces victimes contactées par votre rédaction réclament que la MONUSCO soit traduite en justice  et plaident pour l’installation d’un tribunal Pénal International.

« Si nous soulevons la question de la Monusco, c’est parce que à l’époque, les réfugies Rwandais sont venus au Congo accompagnés des casques Bleus de la MONUC en 1994. C’était des militaires qui opéraient dans l’opération turquoise. A notre grande surprise, lorsqu’ils ont abandonné les camps de cimanga, kashusha ; ils se sont éparpillés dans nos villages. Ils se sont rabattus sur notre population avec des machettes et des haches. L’ONU nous doit des explications, car nous pensons et croyons qu’elle est responsable, » confirme Pacifique Ishingwa.

Pour d’autres sources, le massacre de Kaniola c’est une affaire purement internationale.

‘’Plus ou moins 3 camps de la MONUSCO, dont un à kaniola et tous ces massacres se déroulaient au vu et au su de cette force Onusienne. Les éléments de preuves que vous demandez, combien de fois on n’a pas rapatrié les combattants dans le cadre du DDR, mais les mêmes combattants reviennent à Kaniola 1 mois. S’ils reviennent soit c’est de la complicité ou la négligence de la MONUC à l’époque,’’ regrette Juvénal originaire de ce groupement.

Patrick Babwine

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