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RDC : “C’est Kinshasa qui bloque le projet PICAGL au Sud-Kivu” Ministre Bahaya

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Dans une semaine tout au plus, quatre axes vont commencer dans le cadre de la réhabilitation des routes de desserte agricole en commençant par l’axe Amsar-Birava dans le Territoire de Kabare. »

 C’est par ce mot que Marcelin Amani Bahaya, ministre de l’agriculture et élevage au Sud-Kivu, a rassuré l’opinion publique sur le début de travaux de réhabilitation de route dans le cadre du projet Picagel en province.

« Pas plus tard qu’hier, j’ai reçu un appel de l’UNOPS certifiant qu’ils venaient de recevoir 4 amoux pour 4 axe Amsar-Birava, »précise-t-il.

Au cours d’un point de presse tenu ce jeudi 31 décembre 2020, au ministère provincial de l’agriculture, Marcelin Bahaya a peint à grand trait, un tableau d’éléments qui ont été à la base du retard dans le projet, notamment la centralisation du projet, la crise sanitaire liée à la covid-19 et le retard pour le démarrage du projet.

« Le projet était centralisé à outrance, donc les grandes décisions nous les attendons toujours de Kinshasa, » a-t-il déclaré.

Amani Bahaya dit reconnaitre un décalage profond dans l’exécution du projet Picagl principalement dans les infrastructures. Pour lui, la province a un taux important de production agricole, mais faute des infrastructures, ils prouvent de difficultés à évaluer la production.

« Il y a beaucoup de gaps dans le projet surtout du point de vue infrastructure, qui d’ailleurs ont un contrat de plus d’un tiers du budget total du projet, Ricolto aura des difficultés à faire de la riziculture intensive sans casier rizicole, puisque le Sud-Kivu produit quand même, mais il y n’a pas des routes de dessertes agricoles pour désengorger les grands bassins de production, » indique-t-il.

Il sied de rappeler qu’en partenariat avec l’UNOPS, dans le secteur des infrastructures routières dans le corridor Bukavu, Plaine de la Ruzizi et Plaine côtière de Baraka-Fizi-Kalemie, PICAGL devrait réhabiliter 540 km de routes des dessertes agricoles pour renforcer les chaines de valeur dans 5 ans, 4 ans après son lancement, UNOPS n’a jamais commencé la réhabilitation.

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Bernardin Matabaro