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BUKAVU : La Société Civile a perdu ses repères (Marie Migani)

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Les acteurs de la société civile de la ville de Bukavu étaient en réunion le 03 Février 2020 au bureau de  coordination de la société civile situé  dans la commune d’Ibanda. L’objectif de cette rencontre était  de faire une autopsie des activités déjà réalisées.

Selon Marie Migani, la société civile est un contre poids du pouvoir. Pour bien jouer ce rôle, les acteurs de la société civile  doivent travailler en conséquence.

”Au-delà de mettre ensemble les présidents des noyaux et sous noyaux de la société civile dans les 20 quartiers que compte la ville de Bukavu, cette réunion nous a aidé à connaitre les points forts et points négatifs pour que dans l’avenir nous puissions connaitre comment servir la population. Il est facile de critiquer les autres mais l’essentiel c’est de savoir ce que les autres disent de vous.  On nous accuse de tout et de rien, mais nous devons comprendre que nous sommes un contre point des dirigeants mais pas leurs ennemis. Notre rôle est de pousser les autorités à servir les intérêts de la population, nous devions être une Eglise au milieu du village ”, précise Marie Migani vice-président et président a.i de la société civile Sud-Kivu.

Marie Migani, reconnait tout de même que la société civile est entrain de perdre sa substance  précieuse. Pour elle certains acteurs n’inspire plus confiance. Elle propose que ces derniers soient formés sur leur rôle et ceux d’une structure de la société civile.

”La question dite Musumba fait que la société civile perd ses valeurs naturelles et n’inspire plus confiance vis-à-vis de la mission lui assignée. Mais cela ne voudrait pas dire que c’est tout le monde qui est trempé dans cette saleté. Nous nous sommes décidé d’aller vers les aînés et les appeler pour une formation de mise en niveau, surtout dans le but de nous montrer qui est un acteur de la société civile et quel est son vrai rôle”, précise Marie Migani

Quant à la division qui s’observe et l’anarchie qui a élu domicile au bureau de coordination de la société civile, notre source promet s’y investir et rétablir de l’ordre conformément à leur loi réglementaire. Migani s’inscrit à fond contre la tenue de réunions parallèle au nom de la société civile sans en informer la coordination.

Patrick Babwine

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