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BUKAVU : la spoliation de la concession de la prison centrale de Bukavu décriée. (collectif des citoyens indignés)

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Le collectif des citoyens indignes-RDC dénonce la spoliation des immeubles de l’Etat dans la ville de Bukavu occasionnée par madame le chef de division de l’habitat tout en clarifiant dans leur correspondance le faux et usage de faux. Tout ceci est repris dans leur correspondance  de rappel du 17 juin 2020 adressée au Procureur Général, lui demandant de s’impliquer personnellement pour interdire la spoliation de l’immeuble de la prison central de Bukavu et d’autres maisons de l’Etat Congolais. Ce collectif dénonce le laxisme administratif légendaire et la complaisance inouïe avec la quelle l’hiérarchie gère le dossier. Dans ses propos, Madame le Chef de Division de l’Habitat balaye toutes ces allégations et confirme que la parcelle devant la prison serait donnée au Général Muhima à titre compensatoire. Elle met en garde le réseau de spoliateurs en mal de positionnement et qui se mettent à détruire sa réputation. 

Dans la lettre de dénonciation adressée au parquet de Bukavu, ce mouvement demande au Procureur de se saisir du chef de division de l’habitat et que justice soit faite.

« … seule présente au lieu de cadastrage de l’immeuble-Etat n°04, avenue de la presse, quartier Ndéndere en commune d’Ibanda, Madame le Chef de Division a soutenu (témoins présents) que sur ordre de la hiérarchie (citant bien l’actuel gouverneur) qu’elle supervise l’opération de posage de bornes avec les agents du cadastre. Ce qui étonne est  que tous les agents des services précités n’étaient munis d’aucun n’ordre de mission, sauf assisté d’un certain major préposé du bénéficiaires acquéreur de cet immeuble de l’Etat, » peut on lire dans la lettre de dénonciation.

De toute ces allégations madame Nyamulengwa Wetchi Espérance rejette ces accusations qu’elle qualifie d’acharnement voir d’imputation dommageable et promet saisir la juste pour découvrir les vrais auteurs de la lettre qu’elle qualifie par contre du tract.

« Nous vous rassurons que nous ne sommes pas des spoliateurs, mais plutôt des gardiens des bien de l’Etat.  Deux ans à la tête de la division nous avons déjà récupéré 12 maisons de l’Etat. C’est-à-dire nous avons rencontrés 180 maisons mais aujourd’hui nous en avons déjà 190. Pour cette parcelle vers la prison, elle n’a pas été vendue mais remis à titre de compensation au générale Muhima. Comme sa parcelle se trouvait sur un site impropre à la construction, vers l’entrée de la brasserie et elle exposait la population au pire, le gouverneur a décidé de le délocaliser et lui faire une autre.  C’est pour raison de sociabilité que le gouverneur Théo Kasi nous a demandé de lui faire des propositions d’espaces vacants. Il revient à l’autorité de pouvoir apprécier et faire un arrêté d’octroyer la parcelle et au service de cadastre d’aller borner, »informe Esperance Nyamulengwa Wetchi chef de division à l’habitat.

A notre source d’ajouter, « c’est un groupe de réseau des spoliateurs mécontents qui sont derrières ces initiatives puisque dès notre accession à ce poste nous avons bouché les trous de coulage et de spoliations. Voilà pourquoi  ils s’agitent trop » s’étonne le CD de l’habitat

Pour la question de faux et usage de faux évoquée dans la correspondance des dénonciations, Esperance Mulengwa fait allusion à l’article 62 alinéa 2 du code le la famille stipulant que la femme peut prendre le nom de son époux et confirme être en possession d’un jugement supplétif.

Les initiateurs de la lettre demandent à la justice de se pencher sur la question urgemment, car contrairement à cela ils envisageraient des actions citoyennes de grande envergure.

Patrick Babwine

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