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DDH et Journaliste

Sud-Kivu : certains éco gades font toujours la loi à la station de Tshivanga

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L’Observatoire d’Actions Parlementaires et Gouvernementales OBAPG noyau de Kalonge dans le territoire de Kalehe dénonce ce qu’elle qualifie de tracasserie signalée dans le Parc National de Kahuzi-Biega, au Sud-Kivu dans l’Est de la République Démocratique du Congo.

Cette structure citoyenne le fait savoir dans une lettre adressée au Chef de site du PNKB et directeur provincial de l’ICCN, Institut Congolais pour la Conservation de la Nature dont copie nous est parvenue.

Dans cette lettre, OBAPG indique que depuis un temps, la population est victime des tracasseries de la part des gardes parc.

« Tout le monde qui passe actuellement dans le parc, véhicule ou à pied est obligé de payer 1000 à 2000 franc congolais voire plus à l’aller comme au retour aux postes de Tshivanga et de Kahuzi sous prétexte qu’ils auraient plus de dix mois impayés » indique Lucien KABUNGULU, militant de OBAPG/Kalonge et signataire de la lettre.

Ces gardes parc, souvent en état d’ivresse fouettent et torturent tout celui n’a pas ou qui refuse de donner de l’argent exigé, ce qui est révoltant.

« Eu égard de ce qui précède, étant donné la gravité de cette situation, nous vous demandons, Monsieur Directeur et chef de site du PNKB de vous impliquer dans cette question et trouver des solutions idoines dans l’extrême urgence et cela avant que le pire n’arrive », KABUNGULU.

Des éco-gardes ont empêché mardi 29 Décembre 2020, pour le sixième jour consécutif, le personnel du parc national de Kahuzi-Biega, d’accéder à cette réserve naturelle classée au patrimoine de l’Unesco dans l’est de la République démocratique du Congo, pour protester contre des salaires impayés, a-t-on appris de sources concordantes.

Depuis le 24 décembre, des rangers qui réclament dix mois de prime impayées ont érigé des barricades, bloquant l’entrée du parc national de Kahuzi-Biega, selon les témoignages recueillis sur place. 

Les autres habitants accédaient à la zone interdite, sans être inquiétés, d’après plusieurs témoins. Du 24 au 28 décembre, les manifestants avaient tiré des coups de sommation, a-t-on appris.

Les autorités et les responsables du parc sont appelé à “trouver une solution dans l’urgence, mais durable, par rapport à cette situation qui risque de s’embraser” dans une région en proie à des multiples conflits, a déclaré a indiqué un habitant de Miti que nous avons joint à ce sujet.

“On va tout faire pour remettre de l’ordre à cet endroit”, a déclaré de son côté Louis Tshimwang, porte-parole de la 33ème région Militaire.

La radio environnementale Gorilla FM qui émet dans le Quartier général du parc a été obligée d’arrêter momentanément ses programmes depuis le 24 décembre.    Le parc de Kahuzi-Biega est un établissement de l’ICCN qui s’étend sur 6.000 km2.