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vendredi, avril 23, 2021
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Politique

SUD-KIVU : La province prise en otage par ses propres fils (Société Civile)

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Le Bureau de coordination de la Société Civile du Sud-Kivu a dressé un bilan sombre de la gouvernance en province. C’était au cours d’une conférence de presse tenue en date du 18 janvier 2021 au  siège du bureau situé sur avenue Kibombo dans la ville de Bukavu, que cette structure citoyenne a fait un état de lieu général de la province du Sud-Kivu. 

Les défis politiques, la question liée au développement, la problématique de violation de Droit de l’homme, la mauvaise de gestion économique, l’impraticabilité des routes, la spoliation de patrimoine de l’Etat et la question épineuse de l’insécurité qui bat son plein en province ont fait l’objet du débat.

 En marge de la commémoration des journées du 16 et 17 janvier dédiées aux héros nationaux Mzee Laurent Désiré Kabila et Patrice Emery Lumumba, le Bureau de coordination de la société Civile du Sud-Kivu lance la sonnette d’alerte pour interpeler l’autorité à prendre ses responsabilités.

Les signaux sont aux rouges, la province s’amenuise et les autorités prennent leur sieste.

Le nouveau Bureau décide de passer en action en réveillant la conscience individuelle, collective pour le devenir de la province. ‘’ Vous n’aurez rien sans la lutte’’ disait Lumumba.

’ En tant qu’entité territoriale décentralisée (ETD), des 26 provinces qui forment la RDC, notre province du Sud-Kivu est classée cinquième en terme de contribution aux recettes nationales. Une province appauvrie et délibérément colonisée par ses propres fils et filles. Combien de temps cela devrait il encore continuer ? Quand on observe les réalités quotidiennes on en déduit que les Sud-Kivu est plutôt une province vraiment sinistrée. Qui croirait aujourd’hui que les provinces du Nord Kivu, et du Maniema sont toutes venues du Sud-Kivu ?’’ a-t-il regretté Adrien Zawadi président de la société civile au Sud-Kivu.

Se référent à d’Abraham LINCOLN  qui avait développé la notion de la démocratie comme ‘’ pouvoir du peuple par le peuple et pour le peuple, » sachant que le Congo est un « res publica » c’est-a-dire un bien commun à nous tous, dans son speech, Adrien Zawadi interpelle la population à la prise de conscience.

‘’Il est temps qu’en bons citoyens Wenye inchi et non les citoyens Wana inchi nous puissions nous lever pour défendre l’avenir de notre province en interpellant nos consciences sur la situation exécrable de sa gestion,’’

Au cours de ce cadre d’échange, des grandes révélations ont été données à la presse sur la manière dont la province est gérée au détriment de son peuple. Dans tous les secteurs de la vie tout est sombre et chaotique même.

La politique de la province étouffée par ses soit disant notables         

Des accords politiques obscures plongent la province dans un sous développement à l’instar d’autres provinces où seul l’intérêt général prime sur l’individuel.

‘’La province est gérée par des accords politiques égoïstes, subjectifs et sadiques entre un réseau des notables de la province et qui la considèrent comme leur jardin où ils envoient des ouvriers moissonneurs. Tous les efforts de la province sont consommés à Kinshasa pendant que les Sud-kivutiens connaissent des situations de vie inacceptables’’

Des recommandations ont été formulées  pour ramener la province à un meilleur envol.

‘’Décoloniser la province et créer des conditions  pour réconcilier les Sud-Kivutiens entre eux (notable et population. Organiser des états généraux économiques, sécuritaires, de l’éducation. Exiger l’audite sur la perception de l’argent perçu sur le litre de carburant pour le développement de la province ainsi que l’aide humanitaire des différents sinistrés. Lutter contre l’impunité et le clientélisme dans les services publics. Tracer l’argent payé par la Bralima, les sociétés minières, le paiement orange money. Auditer et clarifier les PPP surtout en ce qui concerne les Etablissement ELAN, SHEKINA et Galaxy,’’ a-t-il recommandé le Bureau de coordination.

A en croire, plusieurs question liées au social de la population dans la province ont été dévelopés et surtout la question de la gestion calamiteuse de la pandémie mortelle de Coronavirus. Cette question qui suscite trop de doute vu la manière dont elle est traitée politiquement et non préventivement.

PatricK Babwine   

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