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mardi, août 3, 2021
Politique

Sud-Kivu : Theo Ngwabidje, est-il un promoteur de l’émergence hypocrite ?

L’arrivée d’une autorité nationale de haut rang en province du Sud-Kivu, à l’Est de la République Démocratique du Congo, change la manière de faire des autorités provinciales.  Interrogé par la rédaction du média en ligne Deboutrdc.net, plusieurs analystes pensent que le gouverneur de la Province est un prometteur d’un changement hypocrite.  hormis le décès de la mère biologique du sénateur Bahati Lukwebo et le passage du premier ministre Sama Lukonde en province, a fait que plusieurs questions dans le social qui restaient pendantes, retrouvent solutions provisoires dans l’urgence en toute quiétude et sans pression aucune.

Est-ce un manque de volonté ? Ou une incompétence qui ne dit pas son nom ? S’interrogent certains observateurs.

Contrairement à l’image habituelle de la ville de Bukavu et ses périphéries, il s’est observé une nouvelle image au sein des services de l’ordre, dans des places publiques, sur différents axes routiers, etc.

Selon certains analystes, un changement hypocrite se fait remarquer en province lorsqu’il y a des visiteurs. Ils déplorent de voir que ce changement positif est temporaire et pourtant la population s’attend à une émergence durable.

Des agents de services de l’ordre devenus propres en un seul clin d’œil

un changement brisque et momentané s’observe sur les visages des policiers brisés par des stress, des tenues militaires confectionnés plus d’une fois, des souliers usés, sales et sans cirage qui font la routine presque de leur vie quotidienne.

Un changement brusque de propreté, de visage rayonnant de joie, des tenus militaires propres s’observent à l’arrivé de certaines autorités visiteuses en province. Est-ce un manque de moralité ? Ou manque de soutien du gouvernement ?

Sont-elles des serviteurs infidèles ?

En province du Sud-Kivu, des actions des autorités ne sont presque pas visibles durant leur mandat. Des mouvements citoyens, des activistes des  droits humains et d’autres voix se lèvent pour interpeller les autorités en province, afin d’améliorer leur manière de gérer la chose publique. Une exception qui serait qualifiée de positive pour les uns et négative pour les autres, est celle de faire du bien que quand il y a de la visite de certaines figures emblématiques de haut rang.

Selon certains analystes, la plupart des actions de développement réalisées en province se font après plusieurs réclamations. D’autres qui sont superficielles se font après l’annonce d’une quelconque activité ou une visite d’une autorité en province.

Cette manière de faire inquiète plus d’un habitant et demandent à l’autorité provinciale et à tous les élus en général de se comporter en serviteurs fidèles, utiles et non en mercenaires.

Décès de Perpétue M’nyamirali, une aubaine pour des actions de développement en province

Ayant appris le décès de l’illustre mère biologique du sénateur Modeste Bahati Lukwebo, les autorités provinciales ont été toutes mobilisées pour instruire la population sur des mesures prises pour la préparation des obsèques. Sachant que la province va connaître la présence de plusieurs autorités nationales, presque tout a été remis à l’ordre.

Grande fut la surprise de plusieurs en retrouvant  la présence de cantonniers sur la RN2 pour effectuer certains travaux simplistes de réhabilitation de cette route au niveau de Katana qui demeure inachevée. Contrairement à d’autres jours, les éléments de l’ordre ont été ordonnés d’occuper chacun son poste qui lui a été attribué, les éléments de la police de circulation routière ont été visibles dans la ville jusque tard la nuit et aucune sorte d’embouteillage n’a été observé.

Pour permettre aux délégations qui voulaient se rendre à Katana pour les obsèques, l’Administrateur du territoire de Kabare, Thaddée Miderho Lunjwire avait de son côté instruit ses agents, mais aussi interpellé ses administrés.

« Il est demandé à tous les usagers de la route nationale numéro 2 (Motards, taximan, casseurs de pierres, et autres) de dégager la route surtout dans les grands centres à savoir Mudaka, Miti, Kavumu et Katana pour permettre aux différentes délégation qui se rendront à Katana de passer aisément », on pouvait lire dans un communiqué signé par Thadée Miderho, l’administrateur de Kabare.

Occasion pour la mairie de Bukavu de se faire entendre

Des places publiques de la province du Sud-Kivu, surtout dans la ville de Bukavu, sont aux oubliettes.  En commune d’Ibanda par exemple, des marchés de fortune sont créés par les vendeurs chaque soir à partir de 17h le long de la route à des places publiques. Cette situation est à la base des embouteillages et du désordre sur ces endroits qui pourraient servir de référence et de sites touristiques.

Un abandon d’entretien de ces places publiques s’observe à Bukavu. Sous l’œil impuissant de l’autorité urbaine, on y trouve plusieurs déchets à ses alentours, des barres de fer par terre et aucune personne pour les soulever, car les autorités auraient abandonné leurs responsabilités. Plus d’un analyste laissent croire que la destruction de ces places publiques serait due à la mauvaise gestion des usagers et de la mairie de Bukavu.

D’aucuns estiment que la lutte contre l’insalubrité est une responsabilité spéciale à l’hôtel de ville. Mais, la mairie de Bukavu ne se fait entendre qu’occasionnellement. Bien que les responsabilités soient partagées entre la population et l’autorité urbaine, tous devraient se mettre à l’œuvre pour assainir l’environnement de la ville en rendant plus propre ce fut à l’époque de Bukavu le miroir du Kivu.

Des nids de poules bouchés et arrosés sur la route Bukavu-Kavumu

Les routes de la province du Sud-Kivu sont en délabrement très avancé. Malgré la paye des taxes par les conducteurs des véhicules, la chaussée est jonchée des nids de poules et des caniveaux bouchés dans presque toutes les contrées de la province, voir le trois commune de la ville de Bukavu.

Pendant la saison de pluie, certains tronçons sont impraticables. C’est le cas par exemple de la route Bukavu-Shabunda où plusieurs actions citoyennes et plaidoyers ont été initiées pour demander au gouvernement de trouver des solutions appropriées pour sa réhabilitation, mais jusque-là, aucune réponse favorable.

Pendant la saison sèche, où la population pensait trouver refuge, les pneus de véhicules continuent à stagner dans une poussière que les usagers de la route place de l’indépendance-Ciriri qualifient de « poussière covidique ». Selon eux, la chaussée est comparable à autre chose qu’une route.

Selon un constat fait par un reporter de Deboutrdc, lors de l’arrivé du premier ministre Sama Lukonde, en provenance de Goma, l’autorité provinciale aurait trompé la vigilance de la population et autorités visiteurs de la délégation du premier ministre, en bouchant les trous et en arrosant la route Bukavu-Kavumu sur la RN2.

Aucun embouteillage, la circulation routière maîtrisée

Beaucoup des fonctionnaires de l’État, des travailleurs, des huissiers et d’autres habitants arrivent au service en retard faute de l’embouteillage fréquent dans la ville de Bukavu. Chaque jour, la quasi-totalité des artères de la ville sont envahies par des véhicules qui avancent à pas de tortue. Certains conducteurs impatients roulent en sens inverse, des multiples bandes se forment et la situation se complique davantage au vu et au su des agents qualifiés.

Seul le jour où il y a des autorités visiteurs en province, tous les chauffeurs respectent les codes de la route et le passage est ouvert même aux piétons.

Un dispositif important des policiers de réglementation de la circulation routière sont déployés chacun à son poste jusqu’à l’heure demandée. Est-ce une grande quantité de véhicules en province ? Ou une incompétence des policiers commis à ce service ? S’interrogent des habitants.

Par Bernardin Murhabazi Matabaro.

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