+243 859 360 592 info@deboutrdc.net
Politique

SUD-KIVU: Le Prof Sadiki Byombuka quitte l’AFDC de Lukwebo

787views

Le professeur Sadiki Byombuka Onésime vient de quitter le parti politique Alliance des Forces Démocratiques du Congo, AFDC,  un parti cher à Bahati Lukwebo, président du Sénat Congolais. Cet ancien cadre de l’AFDC l’a fait savoir lors d’un point de presse tenu à son domicile ce samedi 05 novembre 2022. Sa démission intervient moins d’une semaine après celle, dans ce même parti, de Théo Ngwabidje Kasi, gouverneur du Sud-Kivu.

Sadiki Byombuka, député national honoraire de la circonscription électorale de Mwenga dans la province du Sud-Kivu, vient de décider de quitter l’AFDC. Il précise avoir fait plus de 11 ans d’observation mais il a été déçu de la conception de la politique qu’ont certains politiciens Congolais. Une conception loin de la sienne, selon ses propres termes.

L’argent et les postes, deux maux qui rongent la classe politique congolaise

Pour lui, il est difficile d’évoluer dans un  contexte politique où les hommes politique ne pensent qu’à deux  choses : « l’argent et les postes »

« Après plusieurs années d’observation de la scène politique congolaise, j’ai pris la décision de démissionner de l’AFDC. 11 ans d’observation c’est suffisant. Il faut désormais une politique pour le peuple, pour le progrès. La politique pour le poste et l’argent ne m’intéresse plus, c’est pourquoi j’ai décidé de quitter l’AFDC », fait savoir Sadiki.

Une décision motivée par une forte déception

« Je pensais à  un changement idéologique, un changement en terme de recentrage du leadership et du parti et des mandataires qu’on met en province mais en vain. Il est temps de se questionner sur le rôle des partis politiques dans la gestion actuelle du pays et de la province ».

Sadiki Byombuka, demande à la population d’être trop  exigeante envers ces politiciens qui ne pensent qu’à l’argent  et aux postes en jetant dans les oubliettes les besoins de celle-ci.

 « Ce qui est dommage au Sud-Kivu, on a tendance d’acclamer les politiciens à cause de leur nom et positionnement dans les institutions pas à cause  de leur engagement pour la province.  Pour la plupart de leaders du Sud-Kivu, le pouvoir c’est deux choses: l’argent et les postes; et  même les postes, c’est pour l’argent».

A la question de savoir il va adhérer dans quel parti, Sadiki temporise et estime avoir besoin d’un peu de temps de reflexion.

Vous pouvez suivre Sadiki en cliquant sur ce lien:

Leave a Response

'
Social media & sharing icons powered by UltimatelySocial
LinkedIn
Share
WeChat
WhatsApp