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PolitiqueSanté

BUKAVU : “Ce cache nez me fait mal à la tête”, témoignage

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Trois jours seulement du lancement de la décision de port de masques sur toute l’étendue de la province.  Si plus de 80% de la population avait obtempéré le premier jour, présentement la mesure semble être moins suivie et appliquée à moins de 40% nous témoigne certains observateurs. Ces derniers accusent l’amateurisme des autorités dans leur manière de prendre des décisions. Dans les rues de la ville de Bukavu, la plupart de ceux qui portent les masques (cache-nez), les  suspendent au cou. Les gens ont-ils réellement peur du covid-19 ou d’être traqués par la police?

’Nous ne savons pas pourquoi devons-nous continuer à porter ce genre de choses qui nous embrouillent. A mon poste je porte ce cache-nez jusqu’au soir, mais vraiment c’est très compliqué puisque la tête me fait trop mal. Sous un soleil accablant je suis contré à porter le masque tout en transpirant dedans. La tête trouble, parfois le souffle me manque. S’il faut que pour cela je sois arrêté j’assume, mais je ne veux plus porte le cache-nez.’’ témoigne  une policière racontrée dans la ville de Bukavu.

Les cache-nez,  cache-barbes ou écharpe au coup ?

L’objectif de la décision portant usage obligatoire de cache-nez est de loin à être suivi. Certains usagers pensent que ce sont des actions des charmes et non réfléchies.

‘’ Porter les masques oui, ailleurs nous avons vu les personnes les porter dans d’autre pays ou le risque était trop élevé. Pourquoi cela doit-il être de strict application chez- nous ? Les contextes sont-ils vraiment les mêmes partout. Il y a peu sur les ondes de nos radios, ces mêmes autorités nous ont dit que les masque c’est uniquement pour tous les malades pour éviter la propagation et aux personnels soignants. Je le porte au menton pour m’éviter les tracasseries policières. Les hôpitaux eux-mêmes n’ont pas des moyens pour faire face aux défis financiers. Je crois que nos autorités sont au bout d’inspiration,’’ regrette Musole Kahasha Etienne

« En clair, il est à noter que l’on ne porte pas le masque n’importe comment et n’importe quand. S’il est mal porté, peut ne pas assurer la protection et exposer celui qui le porte à la contamination. Nous devons signaler que le masque est efficace dans deux ou trois heures pour bien sure certains. Lorsque vous dépassez cette échéance, il ne vous protège plus en rien,» Informe un médecin d’une structure sanitaire de Bukavu.

Notre source conseil de ne pas manipuler les masques avec les mains, ou le mettre sous le cou pendant un temps pour le remettre plus tard. Le masque serait soit attaché sur votre nez et bouche ou soit le mettre lorsque vous êtes en présence de quelqu’un qui tousse ou qui est malade.

Patrick Babwine