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Politique

BUKAVU : Société civile Nyalukemba à la hauteur d’un conflit entre deux marchés.

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La prolifération des marchés pirate dans la ville de Bukavu une monnaie courante. Feu-vert un nouveau marché pirate à moins de 2km du grand marché officiel de Nguba dans la commune d ’Ibanda à ville de Bukavu. Contrairement aux normés légales régissant l’implantation du marché, feu vert piétine la loi. La présence de ce marché crée déjà des discordes entre vendeurs, mais aussi entre certains dirigeants.  Certains seraient accusés d’entretenir le conflit pour leur propres intérêts politique et d’autres agents de la société civile en font leur gagne paix (Musumba).

Plusieurs vendeurs et vendeuses du marché de Nguba abandonnent leurs places et  se réfugient au bord de la route ‘’feu-vert’’, où selon eux, ils vendent jusque à épuisement de leurs produits. Ces derniers disent qu’ils ne vendent pas au marché de Nguba jusqu’au point même de manquer de quoi payer la taxe. Mais au feu vert, les affaires évoluent normalement.

Plus d’un habitant s’interroge sur l’existence de ce marché au vu des autorités, et qui ne facilite pas l’avancement du grand marché de Nguba en commune d’Ibanda, ville de Bukavu. Mais nombreux craignent le pire dans les jours avenir et préviennent les autorités politique.

Les sources sures renseignent que les taxes sont perçues régulièrement comme tout marché à part entière. Ils ajoutent que ce marché dit feu-vert serait orchestré par le président de la société civile a.i du quartier Nyalukemba en complicité avec le chef de ce quartier, car selon eux, ces derniers auraient une contrepartie dans la recette de ce marché et d’autres utilisent ces dames vendeuses pour leur fin politiques.

’Ils ne peuvent pas te dire la vérité, mais laisses moi te donner une lumière. Ces marché est entretenu pour deux causes, d’un côté percevoir des taxe et de l’autre côté utiliser ces maman comme leur base politique. Gédéon Kanigi président a.i de la société civile de Nyalukemba et monsieur Déo kurasa chef du quartier Nyalukemba ont leur contre partie dans ces taxes. Kurasa aussi manipule ces dames lorsqu’une autorité arrive dans la province. Si réellement le bourgmestre souhaite déplacer ce marché cela ne lui coûte rien,’’ relate notre source qui a requis l’anonymat.

Réagissant à ce propos Namegabe Ntayitunda, Bourgmestre de la commune d’Ibanda, nie toute allégation et pense que sa mission est de mettre fin au marché pirate.

‘‘Percevoir ou pas, nous ne pouvons pas autoriser les gens de créer des marchés pirates par ci par là. Ce n’est pas un marché reconnu. C’est plutôt le marché de Nguba qui est officiel.. La société civile a l’habitude d’accuser. Moi j’avais demandé à cette société civile de gérer là-bas, parce qu’un moment donné, elle venait se plaindre chez moi. Aujourd’hui maintenant ils se retournent contre moi pourquoi ?si c’était une autre structure, mais pas la société civile car elle est complice,’’ déclare Namegabe Ntayitunda

Pour sa part, Déo Kurasa, chef de quartier Nyalukemba, nie en bloque toutes ces accusations et accuse la société civile d’être à la base de désagréments au sein du marché de Nguba.

‘‘Ils disent que j’entretient feu vert pour des raisons politiques, de quelles politique ils parlent. Ils sont de l’UNC, moi je suis du PPRD. Posez la question à la société civile. Gédéon est mieux placé pour vous expliquer comment fonctionne ce marché. Pour la question de taxe, le quartier n’a jamais géré les taxes. C’est la commune qui gère les taxes,’’ renchérie Déo Kurasa

Contacter à ce sujet, Etienne Buhendwa, président syndicale du marché de Nguba dit ne pas être en désaccords avec qui que ce soit, car selon lui, il n’a jamais existé un autre marché reconnu à Nguba à part celui qu’il coordonne. Il estime que la société civile de Nyalukemba serait mieux placée pour justifier l’existence du marché feu vert.

‘‘La question serait adressée au président de la société civile de Nyalukemba. Moi je ne dirige que le marché de Nguba. Seules les autorités peuvent éclairer sur la mise en place d’un marché à côté d’un autre. Sinon moi je me limite juste au marché de Nguba. je les invite à regagner leur places respectives ici au marché car ils sont les bienvenues,’’ renseigne Etienne Buhendwa président délégué syndical du marché de Nguba.

De son côté Gédéon Kanigi président a.i de la société civile du quartier Nyalukemba, se jette vivement en arrière de toutes ces accusations. Gédéon fait savoir qu’il s’agit d’une incompréhension qui serait engendrée par certains politiciens. Il ajoute qu’entant que société civile, il a déjà intervenu à maintes reprise pour trouver de solutions à ce problème, mais ses efforts sont toujours vains, car même la commune perçois des taxes sur le lieu.

‘‘Sont juste des fausses accusations portées à mon non. Seule la commune perçoit les taxes au marché feu vert. C’est juste une incompréhension. Nous en tant qu’acteur de la société civile, avons déjà fait au moins trois à quatre fois entrain d’évacuer les mamans au marché feu vert pour le marché de Nguba. Après mon départ, je ne sais pas quels sont les politiciens qui sont derrière ce dossier, ils demandent à ces maman de retourner au marché feu vert. C’est au feu vert qu’ils trouvent un petit rien pour payer la taxe et aider leur famille à survivre,’’ déclare Gédéon

Certains faiseurs d’opinion demandent l’implication des autorités communales pour rétablir de l’ordre dans ce milieu.

Bernardin Matabaro