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RDC : Les lois Minaku-Sakata mettent le feu aux poudres

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Rapport de force, dans différents coins de la république, L’UDPS mobilise ses Wewa pour répondre aux rédacteurs de trois propositions de lois. Vive tentions dans différentes villes de la RDC dont l’épicentre serait la ville province de Kinshasa.  Plusieurs analystes internationaux jugent inopportuns la question cruciale de reformer la justice et pensent que cela pourrait être une manière d’amoindrir l’indépendance de la justice.  Pour  Aubin Minaku,  l’initiative de ces trois propositions de lois c’est un devoir d’un député et surtout pour un juriste.  Il pense qu’il n’est nullement question de combattre le pouvoir de magistrats des parquets, mais plutôt lutter pour la corruption.

Sachant que les cours et tribunaux jouissent de l’indépendance, selon la constitution congolaise de 2006. En 2011 selon la loi organique portant compétence et fonctionnement des juridictions de l’ordre judiciaire a notamment défini la compétence du ministre de la justice sur les magistrats du parquet qui par contre sont des magistrats chauve-souris dépendent du pouvoir exécutif pour permettre de définir la politique du pays.

‘’Nous sommes pour la lutte contre la corruption, contre l’impunité et nous souhaitons que l’élan  actuel au niveau des parquets Congolais puisse ne pas se stopper, puisque le peuple souhaite que le corrompus et le corrupteur soient tous condamnés qu’il n’ait plus d’impunité. D’une part il y a la volonté de lutter contre la corruption j’encourage les magistrats à cet effet et d’autre part il y a le respect de la constitution de république. Dans le domaine de la loi il est dit le ministre de la justice exerce une autorité sur les magistrats du parquet notamment par injonction. Le souhait est que nous puissions définir la teneur de l’autorité que le ministre de la justice exerce sur le parquet,’’  propos d’Aubin Minaku

La population décide de remettre la pendule à zéro et font une raclée aux cadres du FCC en leur démontrant qu’il ne suffit pas de posséder la majorité parlementaire pour faire passer des lois taillées sur mesure. La rue à répondu et décide d’apporter son soutien au président de la République au travers les manifestations successives du 23 au 24 juin.

Le  FCC brise son silence en organisant un point de presse afin de rétorquer à l’UDPS tout en l’avertissant du jeu dangereux auquel il joue. Néhémie Mwilanya se questionne sur la motivation de leur partenaire du CACH qui aurait laissé leurs militants pratiquer la politique de terre brulée. Pour le coordonnateur du FCC, ‘’Ceux qui croient avoir le monopole de la rue, doivent comprendre que l’on connait comment ça commence, mais l’on ne sait pas par où sa prend fin’’

Rappelons que malgré tous ces échauffourées il aurait eu moins de tires à balle réelle ou  des gaz à lacrymogènes. Une politique à double vitesse tel que déplorée par un cadre de l’union pour la Nation Congolaise UNC à Bukavu.

‘’Nous avons suivi de prés des manifestations des nos partenaires dans la coalition, puisqu’ils sont un parti du chef au pouvoir qui manifeste, ils doivent être traités avec beaucoup d’égard et respect. Mais quand nous nous les faisons pour réclamer la libération de notre leader encore d’une manière pacifique nous sommes réprimés fortement sans respecter le droit de manifester librement garantie par la constitution. Nous disons que cela n’est pas juste,’’ se plaint un cadre de l’UNC qui aurait gardé l’anonymat.

Patrick Babwine

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