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SUD-KIVU : Certains cadres de la société civile prêts à recourir à tous les moyens légaux pour exiger la libération de Gédéon Fikiri

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Certains cadres de la société civile dans la ville de Bukavu dénoncent la façon de travailler de l’Agence National de Renseignement ANR qu’ils qualifient de violation de droits humains.

Ces derniers devant la commune d’Ibanda seraient venus discuter avec le  bourgmestre pour le dossier qui détiendrait leur collègue  Gédéon Fikiri Kanigi au bureau de l’ANR pour un motif qu’il qualifie non fondé. Kanigi serait accusé d’être à la base des faits insurrectionnels dans la province en hissant des nouveaux drapeaux dans la ville de Bukavu. Allégations que rejettent ses collègues de la société civile qui exigent sa libération immédiate, car prétendant que Fikiri n’est pas impliqué ni de loin ni de prêt dans ce dossier.

Ces acteurs de la société civile, dénonce la détention de Gédéon Fikiri Kanigi plus de 15 jours aux cachots de l’ANR et rappellent que ce service de renseignement ne devrait plus avoir les cachots pour terroriser les paisibles citoyens.

’Nous sommes ici pour rencontrer l’autorité communale pour discuter sur le dossier d’arrestation de notre collègue Gédéon Fikiri qui a été arrêté dans un dossier malsain causé par certains incivique. On s’était réveillé un matin il y a eu des drapeaux qui ont été arborés dans la province, devant le bureau du quartier Nyalukemba, un autre au quartier nyalukemba. Mais dans la recherche des infractions, il se pourrait que les services de l’ANR a reçu le nom de Gédéon comme quoi il était impliqué dans le groupe de ceux là qui ont hissé les drapeaux réclamant la scission de la République du Kivu,’’ informe Me Luc Murhambo cadre de la société Civile et porte parole de la délégation à la commune d’Ibanda.

Ce dernier dans leur investigations et contact avec l’ANR confirme qu’après audition de leur collègue, ils paraîtraient que les charges qui pèsent sur leur camarade n’existeraient. Néanmoins ils s’étonnent de voir que jusque là leur collègue serait encore jusque là détenu sans cause.

‘’ Après avoir auditionné notre frère, l’Agence National de Renseignement s’est rendu compte que le charges portées contre Fikiri n’existaient pas. Mais lorsque nous avons sondé le dossier, nous nous sommes rendu compte qu’il y aurait quelque cadre de bases qui ont eu à citer le nom de Gédéon et c’est à base de leur déclaration qu’il a été arrêté par les services de renseignement. La fois passée nous étions dans une réunion avec les cadres de bases et le bourgmestre, ici Deo Kurasa Bahati chef du Quartier de Nyalukemba a nié qu’il n’était pas impliqué ni de loin ni de prêt. Selon ses investigations aussi, Deo Kurasa a montré ses images à la place Mulamba de personnes qui implantaient les drapeaux où d’ailleurs l’incriminé ne se retrouve pas,’’ déplore notre source.

Dans ce propos, Kurasa aurait déclaré devant le bourgmestre que l’ANR se servirait des images lui filées par lui, mais il n’aurait jamais cité Gédéon dans ce dossier.

Pour ces acteurs de la société civile et défenseurs de droits humains, l’ANR est un service intelligent de renseignement et non un cachot car lors de son accession au pouvoir le président de la république aurait démentielle tous les cachots de ce service dans le pays.

’Lorsque l’on n’estime que quelqu’un pose des actes portant atteinte à la sécurité nationale, l’ANR a une autre façon d’agir. Nous sommes décidés d’aller voir le gouverneur pour qu’il nous dise pourquoi l’on doit utiliser les acteurs de la société civile comme leurs boucs éminceurs pour justifier leur manière de patauger dans la province,’’ renseignent-ils.

La société civile met au défis tout politicien en mal de positionnement qui milite pour la balkanisation de la province et se cache derrière le dos de la cuillère en voulant camoufler leurs mauvais actés.

Rappelons que certains cadres de bases intimident les acteurs de la société civile pour avoir dénoncé des antivaleurs causées par ces derniers. Elle mais en garde le service de renseignement qu’elle accuse être de mèche avec les cadres de bases.