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DDH et Journaliste

Kalehe: Prosper Balume et AKILIMALI Kadima, acteurs de la société de Bunyakiri en danger  

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Deux acteurs de la société de Bunyakiri dans la chefferie de Buloho en territoire de Kalehe craignent pour leurs vies. Leur crime avoir dénoncé une pratique de vente des terres à des étrangers inconus par l’entremise des certains commissionnaires. Pour les faire taire, un dossier en justice a été ouvert à leur charge. Les organisations de protection des droits des défenseurs de droits de l’Homme alertent.

Dans un communiqué signé par le Comité de Suivi des Mécanismes de Protection des Défenseurs des Droits Humains (CMPDDH) au Sud-Kivu, renseignent que les DDH BALUME BATEBANA Prosper
et AKILIMALI MIKALABA KADIMA sont poursuivis, simultanément par le Parquet et le
Tribunal de Grande Instance de Kavumu, pour avoir signé conjointement un cahier de charges
au nom de la société civile de Ramba dans sa diversité, adressé au chef de groupement de
Mubugu, attirant son attention sur la vente incontrôlée des terres par la population à des
personnes dites « d’identité douteuse », qui afflues dans le milieu, sous la facilitation de
certaines gens considérées comme des commissionnaires. .

« Le Comité de Suivi des Mécanismes de Protection des Défenseurs des Droits Humains (CMPDDH), un réseau d’une vingtaine d’organisations de défense et de protection des défenseurs des droits humains au Sud-Kivu en République Démocratique du Congo, dénonce et condamne les menaces d’arrestation et les poursuites judiciaires dont sont victimes les défenseurs des droits humains, BALUME BATEBANA Prosper et AKILIMALI MIKALABA KADIMA, respectivement président de la société civile forces vives de Ramba et de la nouvelle société civile congolaise à Bunyakiri en territoire de Kalehe », peut-on lire dans ce communiqué de deux pages rendu public ce dimanche 17 juillet 2022.

Accusés d’imputation dommageable et d’association des malfaiteurs

Le Comité de Suivi des Mécanismes de Protection des Défenseurs des Droits Humains (CMPDDH) note que « c’est effectivement à la suite de cette déclaration de la société civile, que les personnes indexées comme impliquées dans cette opération inédite de facilitation de vente des terres dans la zone ont résolu de se servir de la justice, particulière le Parquet près le Tribunal de Grande Instance de Kavumu, pour tenter de faire arrêter ces lanceurs d’alerte, BALUME BATEBANA Prosper et AKILIMALI MIKALABA KADIMA, à travers des mandats d’amener, les accusant d’imputation dommageable et d’association des malfaiteurs ».

Dans l’objecfif de faire taire ces DDH,  les incriminés ont initié une citation directe contre ces DDH devant le Tribunal de Grande Instance de Kavumu.

« Une première audience est programmée ce lundi 18 juillet 2022, avec risque imminent de subir l’arrestation, entendu que les mandats d’amener du Parquet sont toujours en circulation », regrette les signataires de ce communique.

Au regard de cette situation, le Comité de Suivi des Mécanismes de Protection des Défenseurs des Droits Humains (CMPDDH), alerte l’opinion provinciale, nationale et internationale sur ces menaces d’arrestation et poursuites judiciaires dont sont victimes les DDH BALUME BATEBANA Prosper et AKILIMALI MIKALABA KADIMA, et sollicite leur protection et accompagnement.

Le Comité de Suivi des Mécanismes de Protection des Défenseurs des Droits Humains (CMPDDH) au Sud-Kivu profite de l’occasion pour rappeler que le contexte géopolitique et social de Bunyakiri est très fragile, au regard de l’activisme des groupes armés, nationaux et étrangers, qui écument cette zone depuis plus de deux décennies, ce qui fait que les acteurs de la société civile sont souvent la cible lorsqu’ils appellent la population à la vigilance et à l’éveil de conscience.

« le Comité de Suivi des Mécanismes de Protection des Défenseurs des Droits Humains
(CMPDDH) au Sud-Kivu, fait confiance à l’œuvre des autorités judiciaires et attire leur
attention sur le risque d’une décision de justice qu’inspirerait des accusations dommageables
formulées injustement contre des défenseurs des droits humains dans l’exercice de leurs
fonctions, conformément aux lois et textes juridiques tant nationaux qu’internationaux.», conclu ce communiqué signé conjointement par la Commission Diocésaine Justice et Paix (CDJP)/Lead Adjoint du comité et   Partenariat pour la Protection Intégrée (PPI), lead du comité.

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