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SUD-KIVU : Dénis Mukwege menacé après un tweet

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Plusieurs cas des massacre et d’assassinat depuis le temps de l’entrée de réfugiés Rwandais sur le sol congolais et qui par ailleurs continuent à prendre de l’ascenseur ce derniers temps dans l’Est de la RDC inquiètent plusieurs nationalistes. Tout a pris de l’ampleur lors de la guerre dite de libération à l’époque de l’AFDL où l’armée étrangère avait officiellement envahi la terre Congolaise. Cette situation jusqu’aujourd’hui fait pleurer toute la république, les têtes continuent à tomber, de familles pleurent les leurs, l’injustice et l’impunité s’érigent en mode de gestion et les bourreaux excellent dans leur criminalité tout en donnant l’impression comme s’ils étaient des victimes. Malgré des rapports rendus par les organisations nationales et internationales faisant état des cas de violations grave de droits humains au Congo, les instances judiciaires à tout le niveau restent silencieuses.

Des voix se lèvent de partout pour dire non au sang congolais qui a assez coulé et qui continue à couler. Les leaders ressortissant d’Uvira et dans le haut-plateaux de Fizi se sont insurgés contre le projet de conquêtes des espaces en commettant des massacres et tueries dans leur milieux par l’armé étrangère.  Tout en interpellant le gouvernement congolais et la communauté internationale, Mukwege invite à l’union nationale, à la recherche de la paix ainsi qu’à la vigilance, car l’ennemi de la nation serait à la porte.

Plus de crainte que de certitude car les congolais vivant en milieu rural sont considérés comme des fugitifs sur leur propre terre. Dans plusieurs coins de la République, le Congolais serait la victime expiatoire par de porteurs d’arme étrangers opérant sur le sol Congolais et qui imposent un modus vivendi au peuple.

Terreurs, intimidation et tueries seraient un nouveau mode opératoire.

Le prix Nobel de la paix 2018, Denis Mukwege qui depuis une longue période œuvre dans le domaine de la défense de droits de l’homme serait sous menace de mort lui et le membre de sa famille. Ce défenseur de droits humains serait victime de plusieurs propos et attaques pour avoir dénoncé plusieurs cas d’exactions commis sur le peuple dans le haut plateau de Fizi et Mwenga et sur toute l’étendue de la RDC où il aurait eu plusieurs cas de morts et de disparus.

‘’Depuis mon tweet du Dimanche 26 juillet dénonçant le récent massacre survenu à Kipupu en territoire de Mwenga au Sud-Kivu, j’ai reçu diverses correspondances haineuses et des membres de ma famille ont été intimidé et menacés. Il y a 22 ans, je découvrais les conséquences dramatiques de la guerre sur le sol Congolais, dans la région des Kivus et dans d’autres provinces de notre pays. Depuis, je n’ai cessé de militer pour la recherche de la vérité et l’application de la justice, sans lesquelles nous ne pouvons espérer une paix durable,’’ assure Dr Dénis Mukwege prix Nobel Congolais dans sa correspondance du 30 juillet 2020.

Pour ce célèbre défenseur, nul ne peut par le mensonge falsifier l’histoire peu importe la période, la région du monde, car la vérité est et reste têtue. Mukwege pense que la vérité serait la celle voie de sortie pour prétendre une cohabitation pacifique et un pardon sincère.

‘’…Aucun mensonge, aucune construction falsifiée de l’histoire n’a jamais réussi à pérenniser la paix. Bourreaux et victimes n’ont aucun avenir s’ils sont condamnés à vivre dans le mensonge,’’ regrette notre source.

Depuis une longue période plusieurs analyste et observateurs réclamaient la promulgation du résultat dû au rapport Mapping, une grande nécessité voulu et réclamé sans relâche par plusieurs défenseurs de droit de l’homme au Congo et dans le monde de la diaspora pour être au bon fixe de tous les crimes commis en RDC. Mukwege, l’homme qui répare les femmes est venu renforcer cette idée en demandant que ce rapport soit mis à sa possession ainsi qu’une juridiction spéciale pour juger les criminels au Congo soit instaurée.

Le rapport Mapping réalisé par le Haut Commissariat de Nations Unies pour le Droits de l’Homme, ce rapport contient une compilation de crimes de guerre, de crimes contre l’humanité et des crimes de génocides détaillés de 19930 à 2003 ; sans analyser ces crimes qui jalonnent histoire du Congo, sans que justice ne soit rendue pour ces crimes, aucun peuple impliqué dans ces conflits ne pourra se relever ou ne pourra vivre en paix.

’Il semble que préconiser la création d’une juridiction spéciale pour juger la crime au Congo fasse peur à certaines personnes qui déversent la haine sur les réseaux sociaux en opposant les un et les autres, souveant sur la base de mensonge. Dire la vérité c’est un début du changement. Ceci est valable pour une victime de la violence sexuelle comme pour les victimes de la guerre, de génocide ou de n’importe quel traumatisme,’’ recommande Denis Mukwege.

Rappelons qu’il ya peu la communauté banyamulenge aurait réagi par la lettre ouverte condamnant la partialité de quelque figures publiques Congolaise sur les évènements dans les hauts plateaux du Sud-Kivu.

Ces derniers dans leurs correspondances, ont fait également allusion aux actions qui seraient menées dans le but de viser l’extermination du peuple Banyamulenge.

Ces derniers aurait proposé toutes les voies de sorties pour mettre toute la population hors d’état de nuire.

Patrick Babwine