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Démolition des maisons construites anarchiquement sur le site Mimosa le 22/06/2012 à Kinshasa, par la police. Radio Okapi/ Ph. John Bompengo
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KABARE : les victimes de Mbobero tiennent toujours à récupérer leurs concessions spoliées et promettent d’aller jusqu’au bout

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6 ans après des démolitions de maisons des paysans à Mbobero, sur ordre du président honoraire, Joseph Kabila, « soit disant » acheteur de leurs concessions, les victimes luttent toujours pour récupérer leurs parcelles et demandent aux  Défenseurs de Droit de l’Homme de hausser la voix plus haut pour que leurs droits soient pris en compte et que justice leur soit rendue.

Les conditions de vie  des victimes des démolitions des maisons demeurent déplorables depuis plusieurs années déjà. Ces dernières, abandonnées à leur triste sort n’arrivent pas à se positionner dans la vie vu les peines et les souffrances qu’elles subissent depuis la spoliation de leurs parcelles.

Pour ces victimes, les difficultés sont énormes. Trouver à manger et à se vetir n’est plus facile car pour eux, la détention de leurs maisons était un atout majeur qui leur permettait de mener une vie un peu facile et allégée de souffrance.

«  Nous souffrons et nous n’avons pas celui qui peut nous aider,  nous sommes devenues des philosophes depuis que nos maisons ont été démolies. Lorsque nous avions nos maisons en possession, la vie était un peu stable parce jadis nous pouvions chercher le manger, les frais pour payer la scolarité de nos enfants ainsi que les vêtir. Malheureusement, depuis que nous avions connu cet acte incivique nous nous sentons incapables d’assumer d’autres responsabilités à cause d’une lourde tâche qui n’est autre que la recherche de l’habitation. Actuellement la garantie locative coute très chère, nous nous demandons si nous allons chercher où habiter ou assurer d’autres responsabilités entant que parents », renseignent-elles

Ces dernières font savoir que parmi elles, il y a celles qui vivent encore dans des familles d’accueil et qui jusqu’à présent n’ont pas où aller par manque de moyens financiers.

Pour sa part Joseph Zahinda, président des victimes, la lutte pour la récupération de leurs parcelles continue toujours. Il estime que malgré les années qu’a duré la lutte des israélites, ils avaient rejoint la terre promise, ce qui implique que les victimes de Mbobero ne croiseront pas les bras mais vont plutôt continuer à défendre leurs causes et si cela prendra toute leur vie, elles sont prêtes pourvue qu’elles soient rétablies dans leur droit.

« Nous, victimes de Mbobero iront jusqu’au bout pour défendre nos causes. Nous sommes en train de voir que la loi congolaise est applicable pour certains et non pour d’autres citoyens. Nous avions eu à saisir le dossier aux autorités compétentes dans le domaine juridique mais avec regret nous avions constaté que ces dernières sont corrompues. Comme nous ne trouvons pas solution aux instances congolaises, nous comptons faire recours à la cour africaine pour voir cette dernière aussi impliquée dans le dossier Mbobero et si une fois elle sera aussi corrompue nous irons plus loin », fait-il savoir.

Par ailleurs, Ce dernier renseigne que 271 maisons ont été démolies et plus de 3500 paysans de Mbobero demeurent sans habitations. A cet effet, il informe à toute la population de Bukavu que le 19 Janvier 2022,  les victimes de Mbobero ont eu une audience à Kavumu pour ce même dossier de spoliation et le 25 janvier 2022 le procès va encore reprendre à la cour d’appel de Bukavu. D’ajouter, le président des victimes fait savoir que le 21 février 2022, sera tenue une autre audience dans le même dossier introduit par citation directe pour montrer comment différents titres parcellaires avaient été obtenus.

Eu égard à cette situation, les victimes des démolitions des maisons à Mbobero demandent aux défenseurs des droits humains de s’impliquer dans le dossier pour voir comment elles aboutiront à une situation idoine.  Toutefois, elles informent à toute la population de la province du Sud-Kivu en générale et celle de Kabare en particulier qu’elles organisent une marche pacifique en date du 10 février pour se rappeler du moment où elles étaient chassées de leurs maisons comme des chiens et après cette marche suivra la tenue d’une assemblée générale pour communier ensemble et se soutenir mutuellement.

 

 

 

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