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mercredi, décembre 1, 2021
DDH et JournalistePolitique

RDC : Le mouvement citoyen Filimbi dénonce le silence audible des autorités face aux massacres de Kipupu

Les massacres de civils s’amplifient dans une curieuse insouciance à l’Est de la RDC. Plusieurs personnes ont déjà été tuées dans différentes territoires à l’Est du pays. Le mouvement citoyen Filimbi dénonce avec force le massacre de compatriotes civiles, effectué dans la nuit du 16 au 17 juillet 2020 à Kipupu chef-lieu du secteur d’Itombwe dans le territoire de Mwenga en province du Sud-Kivu.  Ces militants dénoncent avec dernière énergie le silence étatique et médiatique.

Dans un communiqué rendu public Jeudi 23 juillet 2020, ce mouvement citoyen dresse le bilan d’une vingtaine de corps retrouvés et plus de 200 personnes disparues lors de ce carnage. Ils soupçonnent certains groupes rebelles qui serraient coordonné par un déserteur de l’armée Congolaise Michel Rukunda dit Makanika.

« A jour, une vingtaine de corps ont été retrouvés et plus de          200 personnes sont disparues. Certaines victimes auraient été décapitées à la machette et des femmes violées avant leur exécution. Les auteurs de ces crimes odieux seraient des éléments de la coalition des milices armées Ngumino, Twiguaneho et Red Ntabara qui agiraient sous la coordination du colonel déserteur des FARDC, et ex commandant second des opérations et renseignements à walikale dans la province Nord-Kivu, Michel Rukunda dit Makanika, » déclare le mouvement citoyen Filimbi 

Ces militants s’indignenent du silence des autorités face à cette situation qui laisse la popolation de cette partie de la province du sud-kivu dans le désespoir de retrouver une paix durable.

« Pourquoi ce silence quasi général sur tous les crimes commis principalement dans les provinces du Nord-Kivu, du Sud-Kivu et de l’Ituri ? la vie d’un congolais a-t-elle moins de valeur que celle d’un autre etre humain ? est-ce l’exécution d’un plan dont l’objectif ultime serait de balkaniser notre pays à partir de l’Est ?,»s’interrogent-ils.

A ce sujet, ces militants proscrivent cette façon de faire des autorités et meme de certains organismes des droits humains qui sont censés réglementer la situation sécuritaire de la population. Malgré cela, ces mêmes personnes seraient les premiers à se servir des richesses du pays et que la sécurité du peuple semble être la moindre de chose.

« Nous condamnons avec la plus grande énergie les actes de violence commis et transmettons nos sincères condoléances aux familles et proches de tous les compatriotes victimes de ces actes barbares de kipupu dont les auteurs doivent être pourchassés et sévérement sanctionnés à la suite d’une enquête indépendante. L’impunité, le deni de vérité et de justice ne permettront de mettre un terme à ces cycles de violences. Qu’avons-nous fait du rapport mapping de l’ONU élaboré par le haut-commisariat des Nations Unies aux droits de l’homme qui décrit les violations les plus graves des droits humains et du droit international humanitaire commises en RDC entre Mars 1993 et Juin 2003 ?, » ajoutent-ils.

Ces militants appellent les citoyens Congolais, en particulier ceux de l’Est du pays à s’unir les uns aux autre pour sauver la nation, car visiblement il y’a plus de saint à qui se vouer.

« A la population congolaise nous disons que cette situation n’a que trop duré !  Unissons-nous et levons-nous pour sauver notre patrie car ceux qui ont la responsabilité de nous protéger et de preserver l’intégrité de notre territoire sont pour la plus part soient focalisés sur le détournement de nos ressources communes, soit bénéficiaires et complices de cette situation, » ilnterpellent-ils.

Bernardin Matabaro

 

 

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