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SUD-KIVU : l’entrepreneuriat ma propre entreprise, mon avenir (Ibrahimu)

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La situation entrepreneuriale semble chaotique dans la ville de Bukavu  en province du Sud-Kivu et peut être même en République Démocratique du Congo. Une situation qui affaiblirait une grande partie de la jeunesse congolaise dans l’indépendance économique. Sont au nombre réduit ou presque inexistants les jeunes qui s’adonnent à une activité rémunératrice dans la ville de Bukavu pour assurer leur survie.

Deboutrdc.net, dans son but de promouvoir l’entrepreneuriat des jeunes, a rencontré Christ Ibrahimu, un jeune un jeune entrepreneur et agronome de formation qui après ses études agronomiques, essaye de s’auto-prendre en charge pour lutter contre la famine et la crise économique.

Après ses études en agronomie,  Christ Ibrahimu a cherché par tous les moyens comment surmonter la situation du pays qui laisse les jeunes sans emploi. Avec peu de moyen, Ibrahimu est parvenu à se créer un busines qu’il pense être meilleur pour remédier au problème de chômage, mais aussi assurer son indépendance économique.

«La situation chaotique du pays et la faim de l’indépendance m’ont poussé à chercher comment survivre à cette vie. Mon objectif principal est de devenir mon propre boss avec ma propre entreprise je vise aussi mes propres intérêts. J’ai été intéressé par quelques associations agricoles pour mieux évoluer. J’ai beaucoup plus investi dans la fabrication des biscuits et de la confiture même du vin pour pallier aux défis auxquels les jeunes font face,» explique-t-il.

Bien qu’Ibrahimu perçoive par l’entrepreneuriat une manière de passer à l’autonomie et à l’enrichissement personnel, Sa vision sur l’entrepreneuriat est au-delà d’être une sorte d’amusement, mais une preuve d’ambitions et des rêves à réaliser.

Il aurait vite investit dans la fabrication des biscuits, confitures et autres choses à base des papayes. Même n’ayant pas l’argent, ce jeune n’a pas baissé les bras, mais a utilisé une autre tactique pour arriver à réaliser ses buts.

 « Personnellement, si on n’a pas d’argent mais on a les ressources nécessaires pour réaliser ses buts on les atteindra en utilisant une tactique autre que celle qu’on envisageait. Par exemple si tu facilite l’écoulement des produits d’un tiers, c’est aussi un business où tu ne dépense rien, mais tu gagnes une rétro commission,» explique notre source.

Cependant, Ibrahimu se heurterait à plusieurs problèmes. La taxation et les documents juridiques seraient en grande partie le premier obstacle qui freine son épanouissement. Il ajoute que le manque d’accompagnement des jeunes serait un autre problème, mais en ce qui concerne son business, les matériels lui font plus défaut.

« Les taxes sont multiples et ne me permettent pas d’évoluer en toute sécurité, Ceci serait en train de freiner le développement de la jeunesse car la multiplicité des taxes feront à ce que l’envie de créer une entreprise devient compromise, on sera obligé de fermer nos portes et de laisser nos ambitions vieillir dans notre intelligence, »  s’indigne-t-il. 

D’aucun estime qu’appeler les jeunes à chercher comment s’auto-suffire est une forme de les pousser à entreprendre et à se chercher un financement adéquat pour arriver à bannir les conditions inhumaines dans lesquelles ils se retrouvent. Autrement dit, ça serait un coup de pouce déclencheur d’autres financements, faisant ainsi une différence dans l’accomplissement du projet d’entreprise.

Ibrahimu appelle la jeunesse congolaise à l’éveil de conscience, car selon lui, celui qui ne planifie pas son avenir, planifie son échec de l’avenir.

Hortense Zabona