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vendredi, avril 23, 2021
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Actualité

SUD-KIVU :  CENEAS/ Mercy Corps violent les droits de la femme

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En site in depuis jeudi matin au bureau provincial de Mercy Corps, les journaliers tous travaux, et techniciens plombiers  qui ont réalisé des travaux de canotage et captage d’eau qui auraient permis à Mercy Corps d’approvisionner l’axe Nyantende jusqu’à Panzi en eau potable. Ces manifestants réclament leurs arriérés de 2 à 3 mois.  Des femmes  enceintes, des malades et femmes de ménage décident de passer leur nuit à la belle étoile derrière la porte de Mercy Corps à Nguba  au N° 59-63 en date du 4 mars 2021.

Ils sont plus de soixantaine tous calmes et disciplinés, mais prêt à aller jusqu’au bout de leur revendication citoyenne. Accompagné par le bureau de la coordination de la société civile, Gyalunda promet que sa structure usera de tout son pouvoir pour les remettre d’accéder à leur droit. Les femmes présentes à ce lieu dénoncent la violation grave de leur droit dont  elles sont victimes.

Busime Cahihabwa Pascaline, jeune mère de 20 ans avec un enfant d’une année déplore les conditions dans lesquelles elles sont utilisées par le CENEAS une organisation de sous traitance avec Mercy Corps. Cette dernière demande l’implication des toutes les autorités pour faire respecter les droits de la femme foulés aux pieds.

‘’Nous travaillons durement de 8 heures à 17 heures et cela sans repos.  L’on ne regarde pas qui est femme ou homme, nous tous c’est vraiment du travail kilométré et chronométré que nous exécutons. Chacun de nous doit creuser 10 mètres, et enterrer ses tuyaux comme tâche journalière. Comme nous les avons bien servis en faisant leur travail, en contre partie nous déclarons trois mois de notre salaire impayé, sinon nous serons obligé de passer par la force,’’

La femme, considérée comme pilier du ménage pendant cette période où la plus part de maris vivent en chômage. Elles ont abandonné leurs maris et bébé à la maison et d’autres tellement endettées ont décidé de se réfugier devant la grande barrière du bureau de représentation Mercy Corps Bukavu. grande est leur regret de constater que l’organisation qui serait en mesure de protéger leur droit c’est elle qui les viole.

Eliane mère des plusieurs enfants et femme au ménage abscente pendant une nuit de son foyer, pour venir joindre sa voix à celles des autres exige sans condition le paiement de son salaire.

’Ils viennent chaque jour et nous donnent de faux rendez- vous sans rien accomplir, alors nous sommes vus comme des menteuses dans nos milieux suite aux dettes que nous avons contractées. Avec 40 ans d’âge ils m’ont fait travailler gratuitement 66 jours sans me payer là bas je ne suis pas vraiment d’accord. Mon mari commence à me dire que peut-être ce sont mes concubins. Je pense que nous allons continuer à dormir ici dehors jusqu’au jour où ils nous donneront notre argent,’’ déplore- t- elle.

Présent au bureau de l’ONG Mercy Corps, Deo Gyalunda délégué du bureau de la coordination de la société civile et qui a joué le pont avec ce bailleur de fond de l’organisation CENEAS, rassure aux victimes que les pourparlers évoluent normalement entre le bureau Mercy Corp et la direction CENEAS toutes à Goma.

Signalons que chaque journalier doit toucher par jour une somme en franc Congolais de 7100 fc par jour et cela pour les tous travaux.

Patrick Babwine

 

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