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mercredi, octobre 27, 2021
Consolidation de la paix

SUD-KIVU : L’aide humanitaire dans les hauts plateaux d’Uvira, Fizi et Mwenga inaccessible, l’Etat devrait prendre ses responsabilités en mains

Les hauts plateaux de fizi, Uvira et Mwenga reste une zone d’importance tant sur les plans politique qu’économique mais aussi stratégique. Les tensions intercommunautaires toujours récurrentes y causent des conflits violents de suite d’une présence des groupes armés et milices. La faible intervention des autorités ainsi que l’appartenance ethnique demeurent la cause principale de l’insécurité des humanitaires qui interviennent pour apporter de l’aide aux déplacés dans ces différentes contrées.

Pour la population, non seulement le gouvernement a retiré les éléments de sécurité à certains endroits où vivaient les déplacés comme Rulambo jusqu’à Masango mais aussi les humanitaires leur demandent de quitter les lieux où ils ont pu trouver refuge et rentrer dans leurs villages originaires pour bénéficier d’une aide humanitaire.

Pour sa part Patrick Rhutagaya, l’absence de l’autorité de l’Etat et des éléments des forces armés pouvant garantir la sécurité dans cette contrée reste les majeurs défis à relever. Pour lui, Il n’est pas question de se déplacer pour être assisté mais plutôt le gouvernement avec ses partenaires doivent trouver des stratégies pour mettre fin aux différents blocages qui se vivent dans ces milieux.

« Les déplacés ont été divisés en deux parties, les uns se trouvant à Kitoga, Rhubuga et musojo et les autres à Mulenge. Pour ceux de Mulenge, il n’y pas d’obstacle pour qu’ils bénéficient  de l’assistance et la dernière aide humanitaire  reçue était au début de la crise jusqu’à présent. Mais ceux se trouvant à Kitoga par manque d’infrastructures routières et une insécurité grandissante ne parviennent pas à bénéficier d’une assistance quelconque. L’Etat doit s’imposer dans cette contrée pour le retour de la sécurité et pour que les déplacés aient l’accès à une assistance digne, » déclare Patrick Rhutagaya, membre de la  société civile d’Uvira

Par ailleurs, le Maire de la ville d’Uvira, montre que les déplacés demeurent dans une situation catastrophique et que le gouvernement réfléchie sur des mécanismes à mettre en place en vue de trouver des solutions appropriées.

« Le gouvernement n’est pas absent sur le terrain d’autant plus qu’il faut d’abord ratisser la situation. Actuellement la situation des déplacés est catastrophique mais le gouvernement est en train de trouver des solutions palliatives à ces différents défis. Pour le moment, la MONUSCO fait le nécessaire étant donné que  c’est elle qui a des matériels appropriés et moyens nécessaires pour accéder dans cette contrée enclavée, » déclare Kiza Muhato.

Cependant l’un de gestionnaire dans une organisation qui gère la question d’aide humanitaire dans les hauts plateaux de Fizi, Uvira et Mwenga, montre que la gestion humanitaire dépend toujours de la question sécuritaire. Moise Rhibakare souligne que la situation des déplacés est devenue catastrophique lorsque l’insécurité a pris son ampleur et le déplacement de la population selon la tendance communautaire et ethnique malgré les efforts du gouvernement et la disponibilité de l’assistance.

« Depuis fin 2017, début de la crise dans les hauts plateaux, il ya eu plusieurs vagues dans le déplacement et mouvement de la population causées par des tueries ciblées, des massacres de tout genre et assassinat ainsi que des affrontements de divers  groupes armés. Les humanitaires à travers différent projet et allocation ont essayé de répondre tant soit peu de l’assistance à la population sous l’accompagnement de la coordination humanitaire en collaboration avec les autorités. Mais la situation est devenue catastrophique par des contraintes sécuritaires et l’accès physique des bénéficiaires de l’assistance, » éclaircit Moise Rhibakare

Signalons que les déplacés ont donné des préalables comme le rétablissement de l’autorité de l’Etat, transformer les conflits de leadership qui persistent dans les communautés, le renforcement des éléments de la FARDC et PNC et l’éradication totale des divers groupes armés locaux et étrangers pour recevoir l’assistance humanitaire et celle de l’Etat.

Par Carine Bintu                                          

 

 

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