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lundi, juin 21, 2021
Entreprenariat

Sud-Kivu: la recherche scientifique devenue un projet des bailleurs, l’autorité s’en moque

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Des chercheurs, heurtés aux problèmes de manque d’équipements, ne font plus leur travail comme il se doit. Le secteur scientifique n’existe presque plus en République Démocratique du Congo. Les autorités qui devraient appuyer ce secteur, demeurent silencieuses face à cette situation qui impacte négativement sur le développement du pays. Certains analystes pensent que l’Etat congolais aux niveaux national tant provincial que local, ne suivent plus de près l’évolution de la recherche.

Pour certains analystes, il devrait y avoir un suivi régulier du travail des chercheurs pour qu’il y ait un impact considérable de la recherche dans le développement du pays et ainsi prévenir certaines catastrophes.

Aucun suivi régulier de la part des autorités

Les données livrées par les chercheurs doivent être dans la mesure du possible, un fruit des efforts conjugués quotidiennement. Ceci nécessite une mise à disposition des outils techniques pour rendre ce travail effectif.

« Le suivi à long terme est nécessaire. Ce n’est pas à dire que l’on aura des données statistiques disparates mais ponctuelles à toutes les prévisions. Ceci suppose que l’on doit avoir des moyens permanents. Ce qui manque aux chercheurs ce sont les moyens et matériels, » estime Pascal Masilya, professeur au département de biologie-chimie à l’ISP/Bukavu.

Un Etat qui ignore totalement les efforts de chercheurs

D’un regard orienté vers la recherche scientifique est une réalité qui s’observe en République Démocratique du Congo. Un manque sensible se fait voir dans plusieurs secteurs de la science. En Hydrobiologie comme en météorologie, les chercheurs ne parviennent pas à travailler, vu le délaissement dans ce secteur.  

« A l’Etat d’investir sur cet aspect en rapport avec les centres des recherches et chercheurs pour permettre à ces derniers de faire de la recherche une routine. Pour la météorologie par exemple, prélever la pluviosité, la température de l’atmosphère, l’humidité atmosphérique, la direction et l’intensité des vents, ceci sont des paramètres météorologiques à prélever et demandent un équipement de qualité et un personnel qui suit de près, » explique le prof Pascal Masilya.

Le secteur scientifique sous-développé, un pays qui n’attend que des financements

« La main qui donne est toujours au-dessus de celle qui reçoit », dit-on. Les multiples attentes des bailleurs de fonds contribuent au non évolution de la recherche scientifique en province et en RDC.  Cela pousse les chercheurs à se plier à la merci des financiers.

«Ce qui se fait remarquer est que les différents projets que différents centres réalisent ne sont pas des projets capables d’aider le pays à booster son  développement parce que pour implémenter des tels projets il faut avoir des chercheurs et experts qui réfléchissent, » ajoute notre source.

En cas de financement, c’est possible, mais une fois le financement coupé, il faut trouver une manière de faire la maintenance des machines et subvenir aux besoins des chercheurs.

Par Hortense Zabona

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