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Education

SUD-KIVU : Paiement par banque, un sacrifice énorme pour les enseignants

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A Bukavu, chef-lieu de la province du Sud-Kivu, la paie des enseignants basés dans des territoires pose toujours problème. Plusieurs enseignants se plaignent du retard et du manque d’organisation dans la perception de leur paie auprès de certains établissements bancaires il y’a de cela trois mois.

Ce problème dans la paie des enseignants persiste dans certains établissements bancaires de la ville de Bukavu. Dans l’une de ces banques située le long de la route patrice Emery Lumumba en commune d’Ibanda, des professionnels de la craie rencontrés mercredi 06 janvier 2020, certains venus du territoire d’Idjwi et d’autres du territoire de Walungu, font la queue, visiblement fatigués, debout et assis à même le sol.

« Nous sommes venus d’Idjwi, nous sommes ici depuis le matin, on nous avait informé depuis mercredi passé que nous devrons passer aujourd’hui, mais seulement ceux qui ont les numéros de comptes sont servis, si nous ne sommes pas servis aujourd’hui, nous revenons encore demain, nous sommes sur les listings, mais ils disent que nous sommes mal écrits, » se plaint Murambo, un enseignant du territoire d’Idjwi.

Furah Bashizi, une enseignante venue du territoire de Walungu, s’indigne des tracasseries dont ils sont victimes. Faisant partie de « mal écrits », Celle-ci renseigne qu’ils ont été de nouveau renvoyés, pourtant ils avaient remplis les conditions qu’on leur avait exigé.

« Pour la première fois on nous avait envoyé au SECOP et nous y sommes allés pour la correction de noms, alors nous arrivons encore ici de nouveau, mais certains noms ne se retrouvent plus sur les listes venues du SECOP, il y a de cela trois que nous n’avons pas reçus nos salaires, nos droits sont vraiment bafoués, » déclare notre source.

Et d’ajouter, son collègue qui s’exclame et dit : « Tu donnes à un enseignant un numéro de compte et puis tu lui prive de son salaire, trois mois ?! », s’exclame-t-il.*

Ces enseignants déplorent la manière dont sont gérés dans la perception de leur salaire, peu soit-t-il, souhaitent que ces tracas cessent.

Bernardin Murhabazi Matabaro